Venue de Tunisie, elle réalise un rêve d’enfance

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Par Audrey Leblanc
Venue de Tunisie, elle réalise un rêve d’enfance
Marwa Douiri, une jeune Tunisienne de 28 ans au parcours remarquable. (Photo : Audrey Leblanc)

TROIS-RIVIÈRES. Arrivée à Trois-Rivières en septembre dernier, Marwa Douiri réalise un rêve qu’elle caresse depuis son tout jeune âge, celui de travailler au Canada. À seulement 28 ans, la jeune Tunisienne a un curriculum vitae impressionnant. Pas étonnant qu’elle ait rapidement trouvé un emploi à la hauteur de ses ambitions.

Elle est maintenant directrice de production chez Bättig Design, une entreprise trifluvienne qui se spécialise dans la conception d’escaliers architecturaux. Auparavant, Mme Douiri était à l’emploi d’une compagnie de composantes automobiles en Tunisie. Elle y a forgé sa personnalité en travaillant dans cet environnement composé à 80 % d’hommes. Elle était à la tête d’une équipe de 800 employés.

Diplômée en tant qu’ingénieure, Mme Douiri a réparti ses études entre son pays natal et la France. Là encore, elle était l’une des rares femmes parmi les hommes. Mais cela ne l’a jamais empêché de se démarquer et de faire sa place. Tout au long de son parcours, elle a pu compter sur l’appui de son père.

«Je viens d’une famille au revenu moyen et mon père a toujours cru en moi. Il m’a toujours encouragée à poursuivre mes études et à aller au bout de mes rêves. Il a été à mes côtés dans les moments d’échec comme dans les moments de réussite», confie-t-elle avec amour et respect.

Un saut dans le vide

L’un de ses rêves était de travailler au Canada. «Dans mon domaine, c’est le pays qui offre les opportunités les plus intéressantes, explique-t-elle. Le Canada, c’est aussi un rêve d’enfance pour sa culture, son ouverture sur le monde, sa diversité culturelle, sa qualité de vie, ses paysages et ses vastes espaces.»

En quittant son emploi des dernières années et son pays natal, Marwa Douiri se lançait dans le vide les yeux fermés. Mais, au fond d’elle-même, elle était convaincue de trouver ici de nouveaux défis stimulants.

«Quand je suis arrivée, j’ai postulé pour des emplois et j’ai finalement choisi Bättig parce que c’est un poste prestigieux qui me permet de me dépasser. C’est très motivant. Le Canada, c’est un rêve, à Trois-Rivières, c’est le fun et chez Bättig, c’est le gros fun», lance-t-elle.

Chez Bättig Design, elle dirige à la fois l’atelier de dessins et l’atelier de fabrication. «À chaque escalier, c’est un nouveau défi avec des compétences à mettre à profit», soutient-elle.

Nouveau départ

Établie à Trois-Rivières avec son mari, qui est étudiant à la maîtrise en génie mécanique à l’UQTR, Marwa Douiri raconte en riant comment elle a vécu son premier hiver québécois. «En Tunisie, il neige rarement et quand ça arrive, ce n’est vraiment rien comparé à ici», dit-elle en riant.

Malgré le froid, elle se plait bien dans sa nouvelle ville. «En changeant de pays, on repart à zéro. C’est carrément une nouvelle vie qu’on se construit ici, admet-elle. On a choisi Trois-Rivières pour sa qualité de vie, pour ses entreprises et l’université. Il y a tout ce dont on a besoin ici. Le coût de la vie est aussi moins élevé.»

Mme Douiri détient un permis de travail de deux ans, mais son patron a déjà fait une demande de prolongation pour s’assurer qu’elle puisse rester longtemps. Il lui a même offert un contrat de quatre ans. «Je suis vraiment très heureuse ici. Et pourquoi avoir une résidence permanente ici un jour», conclut-elle.

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