Une vidéo choc pour sensibiliser les jeunes conducteurs

Une vidéo choc pour sensibiliser les jeunes conducteurs

Photo par Jonathan Cossette

SENSIBILISATION. Ivre au volant, il fauche la vie de ses passagers. Vous avez bien lu, mais ça aurait bien pu être «Ivre au volant, elle fauche la vie de ses passagers». Encore aujourd’hui, de nombreux jeunes prennent le volant sous les effets de l’alcool alors voilà pourquoi la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) a décidé de mener une nouvelle campagne auprès des jeunes étudiants.

La SAAQ était de passage au Cégep de Trois-Rivières, elle qui prévoit visiter 14 établissements scolaires dans neuf villes du Québec dans le cadre de cette campagne de sensibilisation intitulée «un avenir bousillé».

J’ai moi-même essayé le casque prévu à cet effet et la réalité – virtuelle – est frappante. Pendant plus d’une minute, nous sommes installés à la place du conducteur et il est possible de regarder nos amis passagers comme si nous y étions, à 360 degrés.

Nous sortons tous d’un party «bien arrosé» et nous terminerons notre course dans un fossé, après quelques tonneaux. On le vit vraiment comme si nous y étions, et on est à même de constater que nos amis sont décédés. Et on voit très bien la façon dont ils ont perdu la vie, sang inclus. Le message est clair, net et précis et il remplit bien sa mission de sensibiliser les jeunes conducteurs.

«Le but premier, c’est de viser les jeunes conducteurs. L’an dernier, on avait fait une activité du genre pour la vitesse avec la même technologie, soit le casque. C’est vraiment immersif comme expérience. On essaye de rejoindre les jeunes avec la technologie, avec une façon très moderne», explique Mario Vaillancourt, porte-parole de la SAAQ.

«Oui, on peut faire des messages télévisuels, mais avec une telle vidéo, ils sont immergés là-dedans et ils le vivent. On visite des cégeps et des universités en ciblant les endroits. On est à Trois-Rivières, car on constate que dans la région de Trois-Rivières, le taux d’accident avec dommage corporel est plus élevé qu’ailleurs. On ne peut pas vraiment décrire pourquoi. Est-ce que les gens prennent moins le transport en commun et ils utilisent davantage la voiture? On ne le sait pas. C’est vraiment un moyen qu’on met de l’avant pour rejoindre les jeunes.»

Vaillancourt a également expliqué que le bilan des jeunes conducteurs s’est grandement amélioré dans les dernières années, mais ces derniers demeurent surreprésentés dans les accidents.

  • En 2017 au Québec, 107 conducteurs de 16 à 24 ans ont été impliqués dans un accident mortel et 8 917 jeunes du même groupe d’âge ont été impliqués dans un accident avec blessés graves ou légers.
  • Dans les accidents avec dommages corporels impliquant un conducteur âgé de 16 à 24 ans, il y a, en moyenne, un plus grand nombre de victimes que dans ceux impliquant un conducteur faisant partie d’un autre groupe d’âge.
  • Au Québec, la distraction au volant est en cause dans plus de la moitié des accidents avec dommages corporels.
  • De 2012 à 2016, 44 % des conducteurs de 16 à 24 ans décédés dans un accident avaient de l’alcool dans le sang.

 

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