Une touche trifluvienne dans la nouvelle murale

Par marie_eve_alarie
Une touche trifluvienne dans la nouvelle murale
L'artiste Andrée Godin devant la murale à laquelle elle a collaboré. (Photo : (Photo Marie-Eve Alarie))

La deuxième murale du circuit de murales du ­centre-ville de ­Trois-Rivières est maintenant complétée à l’intersection des rues ­Notre-Dame ­Centre et ­Saint-Georges. L’artiste trifluvienne ­Andrée ­Godin a eu l’opportunité de participer à sa réalisation.

Fraîchement diplômée du baccalauréat en arts visuels (arts plastiques) de l’Université du ­Québec à ­Trois-Rivières, ­Andrée ­Godin est l’artiste qui a été sélectionnée pour assister l’artiste ­Julian ­Palma dans la réalisation de l’œuvre.

«  C’est un médium qui m’intéresse. J’ai vu l’appel de dossier à la fin de mes études et je me suis dit que ce serait intéressant de participer à une murale. J’ai vu l’opportunité et la porte que ça m’ouvre, ­raconte-t-elle. Ça a été une super expérience ! ­On s’est rencontré pour la première fois en ligne pour discuter de son approche et de l’œuvre qu’il avait proposée. Ça a fait en sorte qu’on se connaissant déjà un peu avant de se revoir pour la réalisation de la murale.  »

L’artiste muraliste ­Julian ­Palma, qui a imaginé la murale, s’est laissé inspirer par la relation entre la rivière et la ville depuis sa fondation. «  C’est vraiment ce qui m’a le plus interpellé quand j’ai fait mes recherches sur la ville, ­souligne-t-il. C’est grâce au fleuve que ­Trois-Rivières s’est développée. J’y ai appliqué mon univers pour rendre hommage au fleuve comme source de développement pour la ville. La réalisation avec ­Andrée s’est super bien déroulée. On a formé une bonne équipe et c’était une bonne idée de l’inclure dans le projet.  »

Les deux artistes ont rapidement pu appliquer la couche d’apprêt et tracer le dessin en soirée à l’aide d’un projecteur. Par contre, la brique a posé certains problèmes.

«  ­Je ne m’attendais pas à ce que certaines choses soient un problème. Par exemple, il y avait plusieurs briques différentes et à certains endroits, le mortier était davantage creusé. Disons qu’il a fallu travailler plus dans le détail pour s’assurer que la peinture remplisse bien tout l’espace. Ça vaut la peine de s’informer de l’état de la brique au préalable. Julian m’a également montré certaines techniques avec des pinceaux différents  », indique l’artiste qui s’intéresse davantage à la peinture depuis la dernière année de son baccalauréat.

Le vent a aussi ajouté un petit défi supplémentaire. Andrée ­Godin craignait également le vertige, mais elle s’en est bien sortie de ce côté.

«  ­Je ne sais pas si je serais prête à me consacrer seulement aux murales à temps plein puisque j’aime toucher à tout dans les arts, mais j’aimerais assurément en faire une autre avec mon propre style ou collaborer avec d’autres artistes d’ici pour le faire. C’est agréable de voir une œuvre à laquelle tu as participé sur un mur, comme ça. C’est un peu intimidant par contre  », lance ­Andrée ­Godin en souriant.

La ­Trifluvienne d’adoption plonge déjà dans d’autres projets artistiques. Ayant reçu des prix de l’Atelier ­Silex et de l’Atelier ­Presse ­Papier à la fin de ses études universitaires en avril, elle commence à travailler sur ces deux projets. Celui de l’Atelier ­Silex lui donnera l’occasion d’y exposer ses œuvres en février en plus de travailler à l’atelier pendant trois mois. Elle réalise aussi un stage en muséologie au ­Musée d’art de ­Joliette.

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires