Une professeure de l’UQTR reçoit une haute distinction

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Par Audrey Leblanc
Une professeure de l’UQTR reçoit une haute distinction
La professeure Noémie Carbonneau a reçu le Prix d’excellence de la relève. (Photo : Étienne Boisvert)

Professeure au Département de psychologie de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), Noémie Carbonneau a reçu en août le Prix d’excellence de la relève, une distinction remise par l’Université du Québec.

Mme Carbonneau a développé un créneau de recherche unique qui allie psychologie sociale et psychologie de l’alimentation. Les retombées de ses travaux novateurs sont donc importantes tant pour l’avancement des connaissances scientifiques que pour l’amélioration des habitudes de vie au sein de la population.

«J’applique des concepts de la psychologie sociale pour comprendre des comportements alimentaires. Je ne m’intéresse pas à ce qu’il y a dans l’assiette, mais plutôt à ce qu’il y a autour, explique la chercheuse. Je cherche à savoir, entre autres, comment nos proches influencent ce qu’on mange.»

«Je m’intéresse particulièrement aux comportements alimentaires au sein du couple et de la famille, poursuit cette dernière. Quand deux personnes forment un couple et vivent ensemble, souvent, l’alimentation change. Les personnes cherchent à faire des compromis, par exemple. Je m’intéresse aussi à la relation parents/enfants en ce qui concerne l’alimentation et l’image corporelle.»

Elle étudie notamment les effets des attitudes alimentaires d’une mère sur sa fille. Par exemple, est-ce qu’une mère ayant un trouble alimentaire transmettra ce trouble à sa fille? Et quels en seront les effets?

Miser sur le positif

Bien que manger soit un besoin essentiel, Mme Carbonneau rappelle que c’est aussi un acte social. «Ça se fait généralement en groupe et on associe le plaisir au fait de manger», précise-t-elle. Voilà pourquoi il importe pour elle de prendre en considération les interrelations entre le comportement alimentaire, les processus motivationnels et les relations interpersonnelles.

«Il y a beaucoup d’études qui s’attardent aux aspects négatifs, mais moi j’ai envie de documenter le côté positif par rapport à l’image corporelle, soutient la chercheuse. Mon objectif ultime, c’est que les gens aient une relation plus saine et positive avec la nourriture et l’image corporelle. Le rapport à la nourriture crée tellement de douleur, même chez les gens qui ne souffrent pas de troubles alimentaires. Il y a beaucoup de culpabilité associée à la nourriture et  c’est pour ça que j’ai envie de contribuer à changer les choses.»

Professeure à l’UQTR depuis 2013, Noémie Carbonneau s’est vue attribuer, en 2019, une Chaire de recherche en psychologie sociale appliquée à l’alimentation.

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