Une étudiante de l’UQTR remporte une bourse TDAH Shire Canada

Par Rédaction - L'Écho de Maskinongé
Une étudiante de l’UQTR remporte une bourse TDAH Shire Canada

*Josée, une étudiante à la maîtrise à l’Université du Québec à Trois-Rivières, est la récipiendaire québécoise du Programme de bourses TDAH Shire Canada.

En plus d’obtenir une bourse monétaire de 1500$ pour couvrir une partie des frais de scolarité, Josée, atteinte d’un trouble de déficit d’attention, aura également accès aux services de coaching TDAH pour une période d’un an.

«Ça représente beaucoup de choses pour moi. J’étais particulièrement contente pour le service de coaching. J’ai l’impression que ça va faciliter un peu la rédaction de mon mémoire. Ça me permettra de me structurer. Je peux communiquer avec ma coach tous les jours et elle me propose des solutions adaptées à ma réalité. C’est une petite béquille pour me soutenir dans ce défi», explique Josée.

Au cours de chaque séance, le coach travaille avec l’étudiante ou l’étudiant atteint de TDAH sur sept principaux aspects : horaire, établissement d’objectifs, renforcement de la confiance, organisation, concentration sur la tâche, fixation des priorités et achèvement des tâches.

De plus, il aide l’étudiante ou l’étudiant à évaluer son environnement, à identifier ses besoins et à établir des objectifs, puis il offre des suggestions et de l’encadrement.

Il s’agit de la première édition du Programme de bourses TDAH de Shire Canada. Quatre adultes ayant reçu un diagnostic de TDAH, dont Josée, et poursuivant des études postsecondaires ont récemment remporté cette bourse.

« Au nom de l’équipe, j’aimerais féliciter les gagnants de l’édition 2013 du Programme de bourses TDAH de Shire Canada, a déclaré Claude Perron, vice-président et directeur général chez Shire. Nous sommes ravis que le programme ait connu autant de succès. Si l’on considère qu’il s’agissait de la première année, nos attentes ont été plus que comblées. Le soutien de la communauté universitaire et du TDAH a été exceptionnel, et le grand nombre de dossiers de candidature que nous avons reçus confirme que ce Programme de bourses répond à un besoin.»

Diagnostiquée à l’âge adulte

Josée a reçu son diagnostic de trouble de déficit d’attention à l’âge adulte.

«Il y a une vie avant et il y a une autre vie après. Plus jeune, je ne comprenais pas pourquoi j’agissais d’une certaine façon. J’étais une personne intelligente, mais qui faisait les mauvais choix. Le diagnostic a permis de mettre le doigt sur le bobo. Avant, je pensais que c’était juste ma personnalité. Là, je vois les choses différemment. Je peux mettre les choses en place moi-même», raconte-t-elle.

«Ça ne rend pas les choses plus légitimes, mais je fais davantage attention. Je sais que j’ai de la difficulté à gérer mes priorités. Je gaspillais beaucoup de temps sur des détails et sur des personnes. J’essaie d’être moins bordélique. Avant, j’étais toujours en retard, je n’étais pas très assidue dans mes lectures, j’avais de la difficulté avec les relations interpersonnelles», note Josée.

Étiquette sociale

Pour Josée, la première étape a été de reconnaître qu’elle avait un trouble déficitaire de l’attention.

«Il ne faut pas être trop dur avec soi-même, surtout qu’il est difficile pour les personnes atteintes d’un TDAH d’avoir confiance en elles, conseille Josée. Et puis, avoir un TDAH, ça vient avec une étiquette sociale. Si j’ai demandé de garder l’anonymat, c’est parce que je ne sais pas comment ce serait perçu au sein des cycles supérieurs à l’université. J’ai peur que ce soit une raison de tout mettre sur le dos du TDAH. Ça rend le jugement facile. Mais j’ai des compétences en recherche que d’autres n’auraient pas.»

Elle soutient que les jeunes comme les adultes aux prises avec un TDAH ne devraient pas se culpabiliser.

Le TDAH en bref

Le TDAH est un trouble neurobiologique qui touche environ 5 à 12 pourcent de la population. Bien qu’il soit habituellement considéré comme étant un problème relié à l’enfance, les enfants atteints de ce trouble en affichent encore les symptômes à l’âge adulte dans une proportion de près de 66%. (Source: Shire Canada)

*Nom fictif

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