Une entreprise familiale multiculturelle et multigénérationnelle

Par Audrey Leblanc
Une entreprise familiale multiculturelle et multigénérationnelle
Les propriétaires de la Boulangerie Saint-Honoré, Gaëlle et Jean-Michel Gastineau en compagnie de leur fils Quentin. (Photo : (Photo - Audrey Leblanc))

Fleuron trifluvien, la Boulangerie Saint-Honoré (anciennement Boulangerie des Trois-Rivières) a su se tailler une place de choix dans le cœur – et l’assiette! – des citoyens. L’entreprise située sur la rue Fusey a toujours su tirer son épingle du jeu, même en pandémie. Pour les propriétaires, la crise sanitaire a même été l’occasion de rénover l’endroit et de réaffirmer leur appartenance au secteur Bas-du-Cap.

« La pandémie nous a éclairés quant à l’avenir de la boulangerie, affirme Gaëlle Gastineau, copropriétaire de l’entreprise. On a vu que notre clientèle était fidèle malgré toutes les restrictions et la fermeture des salles à manger. On avait le projet de faire des travaux avant ça et quand c’est arrivé, on s’est demandé si on déménageait ou si on rénovait. Voyant la clientèle fidèle, on a décidé de rester ici. »

En seulement deux semaines, toute la place d’accueil a été transformée. « On a pratiquement tout changé à l’intérieur, précise Jean-Michel Gastineau, copropriétaire. Ce qui n’a pas changé, c’est la qualité de nos produits. On reste dans la tradition, dans la fabrication artisanale. Tout est fait sur place à la main, sans agents de conservation. »

Avec la nouvelle dynamique qui s’installe dans le Bas-du-Cap, le couple voit d’un bon œil l’avenir de son commerce. « On a été oublié par l’ancienne gestion municipale, mais on sent que la nouvelle n’a pas la même dynamique, soutient M. Gastineau. On a passé des périodes dures, mais on sent qu’il y a une amélioration. »

Un brin d’histoire

Originaire de Grenoble, dans les Alpes françaises, la famille Gastineau est arrivée à Trois-Rivières en 1999. « On est arrivé ici avec notre fils et très peu de bagages, raconte Mme Gastineau. Mon mari est boulanger-pâtissier, mais on est venu ici pour le sport. Mon mari joue au rugby et il avait écrit à plusieurs clubs du Québec. C’est Trois-Rivières qui a répondu, alors c’est ici qu’on est venu s’installer. »

À son arrivée, M. Gastineau a décroché un emploi à la Boulangerie des Trois-Rivières. Puis, quelques années après, le propriétaire de l’époque l’a approché pour lui demander de prendre la relève.

« On n’y avait jamais pensé avant, ça s’est fait sur un coup de tête, mentionne M. Gastineau. On a acheté en 2003. Au départ, on a continué comme l’ancien propriétaire faisait pour ne pas chambouler tout le monde, puis on a commencé à intégrer nos idées graduellement. »

En plus des menus français, le couple a ajouté à son offre des desserts québécois, notamment le sucre à la crème et le gâteau aux carottes. « On a appris à faire ça ici, on ne savait pas les faire avant, indique M. Gastineau. On a même les recettes d’un chef qui travaillait ici avant. »

Parmi les huit employés de la boulangerie, on retrouve des gens de tous âges et de cultures différentes. Chacun apporte sa couleur et ses idées. Le fils du couple, Quentin, met lui aussi la main à la pâte.

« C’est un beau mélange de cultures, de générations et de traditions, lance M. Gastineau. On s’échange des recettes et des conseils. Ça donne lieu à un riche partage de connaissances. »

Nouveau nom

Par ailleurs, l’entreprise a récemment changé de nom. Connue autrefois en tant que Boulangerie des Trois-Rivières, elle se nomme désormais Boulangerie Saint-Honoré. « On avait déjà eu un petit commerce de ce nom. Et j’ai grandi dans un quartier qui s’appelle comme ça. C’est notre touche personnelle », conclut M. Gastineau.

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