Une Déclaration pour le bien commun

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Par Stéphanie Paradis
Une Déclaration pour le bien commun
François Melançon, membre de la Coalition des forces sociales. (Photo : Stéphanie Paradis)

La Coalition des forces sociales Mauricie et Centre-du-Québec s’est réunie ce jeudi afin de lancer officiellement sa Déclaration de principes. C’est devant plus d’une cinquantaine de personnes dans le Pavillon à la vie étudiante de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) que François Melançon, en compagnie d’autres représentants de la Coalition, soulignait dans la même lancée la Journée mondiale de la justice sociale.

La Déclaration de principes constitue la base d’unité de la Coalition. Elle repose sur une dénonciation des effets néfastes du néolibéralisme, sur la réduction des inégalités sociales ainsi que sur la promotion du bien commun, dont l’environnement.

«La Coalition s’inscrit contre la tendance politique et économique qu’on observe depuis les années 80 au Québec qui est le néolibéralisme. C’est en quelque sorte une forme de capitalisme renouvelé dans lequel on voudrait que l’État prenne moins de place et moins de responsabilités. Par conséquent, l’État joue un rôle moins grand dans la redistribution et la protection du bien commun, et laisse plus de places aux entreprises et au libre marché», avançait François Melançon, porte-parole de la Coalition pour l’occasion.

Cette rencontre entre les murs de l’UQTR était également une invitation à s’interroger sur les enjeux sociaux d’une transition écologique juste, équitable et solidaire, dans un contexte d’urgence climatique.

D’ailleurs, deux intervenants ont choisi de prendre la parole lors d’une conférence portant sur la question. Sylvie Tardif, coordonnatrice au Centre d’organisation mauricien de services et d’éducation populaire (COMSEP), a abordé le sujet par le biais de la justice sociale et de la lutte à la pauvreté.

Également, Valérie Delage, du Comité de solidarité Trois-Rivières, privilégiait l’angle de la justice climatique et des luttes environnementales.

Ces échanges se voulaient une occasion d’élargir les pistes de réflexion et de découvrir des points de convergence.

La Coalition aux côtés des peuples autochtones

Selon François Melançon, parler de justice sociale, c’est également de parler d’équité, de solidarité et de respect des droits des peuples autochtones. «Par les temps qui courent, je pense que ça vaut la peine qu’on mentionne les problèmes et la situation qui existe en Colombie-Britannique, autour de la communauté wet’suwet’en. Cette communauté est un groupe autochtone dont les droits sont bafoués essentiellement par une industrie qui veut établir un pipeline. La Coalition se montre solidaire de ces revendications, d’autant plus, faut-il le rappeler, qu’il s’agit d’un territoire atikamekw non cédé», évoquait M. Melançon.

«La crise climatique actuelle ne peut se résoudre aux dépens des personnes et des groupes les plus exclus de la société, ici comme ailleurs sur la planète. Il y a urgence d’agir. Néanmoins, la transition écologique qu’il faut négocier doit s’accommoder d’une réduction des inégalités sociales afin de permettre aux femmes et aux hommes de réaliser tout leur potentiel.»

La Coalition des forces sociales est une alliance regroupant les milieux communautaires, syndicaux et étudiants. Elle profitait de cette tribune pour inviter tout organisme de la Mauricie et du Centre-du-Québec à joindre leurs rangs. Il est possible de lire l’intégralité de la Déclaration et de l’appuyer au www.cfsmcq.org.

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