Une application pour combattre les troubles alimentaires

Une application pour combattre les troubles alimentaires

Johanna Monthuy-Blanc, directrice du LoriCorps, Fadel Toure, professeur au Département de mathématiques et d'informatique, et Daniel McMahon, recteur de l'UQTR.

Crédit photo : Photo Marie-Eve Alarie

RECHERCHE. Le LoriCorps de  l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) dispose maintenant d’une application qui permettra d’assurer un meilleur suivi et un encadrement plus adéquat aux personnes atteintes de troubles du comportement alimentaire qui participent au programme d’intervention.

Grâce à l’Intervenant de poche, les personnes suivies par le LoriCorps recevront des alertes les invitant à remplir des questionnaires simples sur des thématiques comme la perception de soi, l’occupation, les sensations de l’alimentation intuitive, les symptômes et les relations avec leur entourage.

Ces données, en plus d’être acheminées directement aux intervenants, seront cumulées dans des banques de données destinées à l’avancement de la recherche en prévention et en traitement des troubles du comportement alimentaire.

«Au lieu d’entrer dans le programme avec une consultation externe toutes les semaines, on fait le travail en autogestion. La personne a la possibilité de s’autogérer dans son symptôme, entre autres. Ça va nous donner des indices. Également, grâce à la captation de données en temps réel, on pourra détecter s’il y a un problème majeur. Dans ce cas, la personne sera invitée à venir voir l’équipe de cliniciens», explique Johanne Monthuy-Blanc, directrice du LoriCorps.

L’application permet notamment une synchronisation automatique et des rappels automatiques aux participants afin qu’ils mettent à jour leurs informations. L’interface a été simplifiée pour que le plus grand nombre de personnes possible puisse l’utiliser.

On y retrouve un module de symptômes dans lequel le participant doit répondre à diverses questions grâce à une échelle de gradation. Il peut aussi y ajouter des commentaires. Des questions en lien avec la perception, permettant de calculer l’insatisfaction corporelle, ont aussi été intégrées.

Les données amassées pour la recherche sont anonymes.

«Ultimement, c’est un outil qui nous permettra d’aider les personnes atteintes d’un trouble du comportement alimentaire, d’aider les intervenants à s’outiller et aux étudiants de se sensibiliser dans leur formation initiale», précise Mme Monthuy-Blanc.

«L’Intervenant de poche, c’est un outil que nous souhaitions développer depuis plus de 10 ans! Il permettra aux personnes atteintes ou à risque de troubles du comportement alimentaire de bénéficier d’un traitement d’autogestion et de suivis professionnels instantanés», ajoute-t-elle.

Ce projet a notamment été rendu possible grâce à un don de 60 000$ que la Fondation de la famille Lemaire a fait à la Fondation de l’UQTR.

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