Une Trifluvienne finaliste au concours d’éloquence Délie ta langue

Par Boris Chassagne | Initiative de journalisme local
Une Trifluvienne finaliste au concours d’éloquence Délie ta langue
Karolinka Drouin (Photo : courtoisie)

La Trifluvienne Karolinka Drouin est l’une des 10 finalistes du 3e concours d’éloquence sur les expressions françaises Délie ta langue.

Karolinka fait feu de tout bois afin d’être prête pour la grande finale du concours oratoire Délie ta langue du 29 mars prochain.

Ce concours se veut une joute oratoire de haut niveau destinée aux étudiants du 1er cycle à l’Université de Montréal et de l’Université du Québec à Rimouski. Le Bureau de valorisation de la langue française et de la Francophonie de l’Université de Montréal en est le maître d’œuvre.

Résidente de Trois-Rivières, Karolinka Drouin fait actuellement son baccalauréat en droit à l’Université de Montréal. Elle en a complété un premier en Études internationales.

Relever des défis

« J’aime me donner des objectifs pour continuer d’avancer, dit-elle. C’est mon premier concours du genre. J’ai fait un autre concours en droit, mais pas axé autant sur la communication ».

Ici, tout est évalué : l’élocution, la posture, le débit, la façon dont les participants s’adressent au public.

« Il faut parler à quelqu’un quand on fait un discours », explique Karolinka Drouin.

Heureusement, être sur scène, ça la connaît. Elle a déjà fait de la danse et de l’improvisation. Cette fois-ci, Karolinka a voulu se mettre au défi et a choisi de discourir autour de l’expression Perdre du terrain.

Karolinka Drouin devra faire face à neuf autres concurrents prêts à déballer toutes leurs astuces linguistiques et nuances rhétoriques. Sa présentation doit durer moins de 5 minutes. Elle la retourne dans tous les sens en attendant le Jour J et s’exécute devant les parents, son frère, en prenant une marche ou en compagnie de sa mentore de l’Université de Montréal, Dominique Morval.

Les dix finalistes ont eu la chance de suivre une vingtaine d’heures de formation sur mesure en création littéraire, en rhétorique et pour rendre leur texte vivant.

Karolinka Drouin dit être prête: « Le plus difficile sera d’être posée et calme, d’avoir le bon débit, d’apprendre à bien dégager la bonne émotion. Quand je parle de choses qui me passionnent, je m’énerve ».

Pour y parvenir, elle compte regarder la présidente du jury droit dans les yeux. «Pour voir comment ce que j’ai dit s’est déposé  chez elle», précise la finaliste.

C’est la productrice et animatrice Marie-France Bazzo qui présidera le jury. À ses côté: Clément Duhaime, administrateur de l’Organisation internationale de la Francophonie (2006-2015), la comédienne Marie-Thérèse Fortin, Djavan Habel-Thurton, journaliste à Radio-Canada et lui-même champion du monde de débat francophone en 2017, et la rappeuse Sarahmée. Le conseiller linguistique du jury sera Guy Bertrand, premier conseiller linguistique à Radio-Canada.

La finale sera en outre présentée gratuitement en ligne le lundi 29 mars à 16 h. Il faut toutefois s’inscrire au préalable ici : https://finaledelietalangue2021.eventbrite.com/?aff=RP.

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