Un service de télémédecine pour les entreprises

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Par Marie-Eve B. Alarie
Un service de télémédecine pour les entreprises
Nicolas Marchand, infirmier praticien spécialisé et propriétaire de la Clinique de santé M. (Photo : courtoisie)

La Clinique de santé M continue d’innover en lançant un tout nouveau service de télémédecine qui sera disponible aux quatre coins du Québec.

Via une plateforme virtuelle entièrement développée dans la région, ce service, pour l’instant réservé aux entreprises, permettra aux employés de bénéficier de consultations en ligne avec une infirmière certifiée par vidéoconférence et de consultations médicales avec une infirmière praticienne spécialisée ou un médecin lorsqu’un examen médical est nécessaire.

M. Marchand est convaincu que cela consistera en un avantage concurrentiel pour favoriser la rétention du personnel dans les entreprises.

On voit encore très peu ce genre de service au Québec, alors que c’est assez répandu dans les grandes entreprises aux États-Unis, ainsi qu’au Canada, dans une moindre mesure, toutefois.

Une assistance pour s’orienter dans le système de santé en fonction des soins requis, ainsi qu’un accès à des dermatologues en moins de 48 heures, sont aussi offerts.

«Beaucoup de personnes en Mauricie ont accès à un médecin de famille. Cependant, il se peut que ça ne soit pas possible au moment où l’employé serait disponible et vice-versa. On vise ainsi la diminution du taux d’absentéisme pour des raisons de santé de l’employé, ainsi que la rétention du personnel», explique Nicolas Marchand, infirmier praticien spécialisé et propriétaire de la Clinique de santé M.

«On ne l’offre pas tout de suite à la population en général, car ça deviendrait pas mal plus compliqué pour la logistique. On veut aider les employeurs à garder les employés en santé. On entend se concentrer sur le service aux entreprises pour au moins les deux prochaines années. Ultimement, la plateforme sera ouverte à tous», ajoute-t-il.

Parmi les problèmes de santé mineurs et non urgents pouvant être pris en charge par la clinique virtuelle, mentionnons les problèmes respiratoires (rhume, influenza, problème de sinus), les infections urinaires, les allergies, les otites, les maladies infectieuses infantiles, les problèmes de santé mentale, les problèmes dermatologiques sans intervention chirurgicale et le suivi de certaines maladies chroniques.

Des entreprises ont déjà signalé leur intérêt à s’inscrire à ce service payé par l’employeur ou par le biais de l’assurance collective de l’entreprise.

Les services offerts par Accès M sont disponibles pendant les heures d’ouverture de la clinique, du lundi au vendredi de 8h à 17h et le samedi de 9h à 13h. Un courriel d’urgence est donné aux utilisateurs de la plateforme en dehors des heures d’ouverture afin de répondre aux besoins spéciaux.

Comme tout ne peut toujours être réglé uniquement de façon virtuelle, la clinique dispose de neuf cliniques partenaires au Québec pour prendre en charge totalement le patient, selon sa ville ou sa région de résidence.

«On ne peut pas tout régler avec des soins virtuels. Certains soins courants, comme divers problèmes mineurs, le renouvellement de prescription de médicament de gens qu’on connaît déjà et les problématiques de santé mentale, peuvent être réglés sans examens physiques. Toutefois, plusieurs autres problèmes de santé requièrent un examen physique. L’avantage avec nos cliniques partenaires, c’est qu’elles peuvent prendre en charge complètement le patient qui sera transféré», indique M. Marchand.

«On a aussi acheté des appareils spécialisés pour la télémédecine qui nous permettent de voir exactement ce que le médecin qui pratique l’examen physique voit. Par exemple, s’il regarde l’oreille d’un enfant avec un otoscope, je peux voir à distance, à partir de mon ordinateur ou mon cellulaire, le tympan de l’enfant. Ça permet de faire un examen physique, mais virtuel à distance. C’est une technologie qui est déjà utilisée dans les régions du Nord-du-Québec», précise-t-il.

Un an de recherche

Le développement de la plateforme virtuelle de soins de santé ACCÈS M aura nécessité plus d’un an de recherche et d’investissement. Il fallait notamment s’assurer que cette plateforme soit sécurisée, qu’elle assure la confidentialité du patient et qu’elle réponde aux pratiques et aux normes du Collège des médecins du Québec. Le service technique devait aussi être disponible en français.

D’ailleurs, Innovation et Développement économique (IDÉ) Trois-Rivières, Emploi Québec et Économie du savoir Mauricie ont accordé une aide financière à la Clinique de santé M pour la réalisation de la plateforme virtuelle.

Afin de répondre à la logistique nécessaire à l’implantation de ce nouveau service, la Clinique de santé M doit doubler son personnel. Pour l’instant, quatre nouvelles personnes ont été embauchées et quatre autres embauches suivront prochainement.

Une formation à bâtir

Mais comme la télémédecine n’est pas encore chose courante au Québec, il n’y a pas encore de formation précise sur ce sujet. De ce fait, M. Marchand a dû, en parallèle, développer une formation en la matière.

«Il y a des normes à respecter et il faut former les infirmières et les autres spécialistes avec lesquels on collabore en fonction de ces normes», indique le propriétaire de la Clinique de santé M qui a pris deux jours pour former le personnel de la clinique.

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