Un rêve devenu réalité pour Aissatou Diop

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Par Jonathan Cossette
Un rêve devenu réalité pour Aissatou Diop
Assaitou Diop avait remporté le titre d’»Athlète féminine par excellence en sport collectif – Niveau québécois» au Gala Sport-hommage de la Mauricie, édition 2020. Photo Facebook – Collège Champlain – Phil Carpenter

Aissatou Diop a jusqu’à présent gravi tous les échelons en basketball, elle qui en est actuellement à sa deuxième saison au Collège régional Champlain de Saint-Lambert (Division 1). Bien qu’elle n’ait pu prouver ce qu’elle peut faire sur le terrain cette saison, l’Université du Massachusetts l’a approché afin de conclure une entente verbale avec la Trifluvienne.

Ce n’est pas une banale entente puisque sa future formation universitaire évolue dans la première division de la NCAA, rien de moins.

«Ils m’ont approché dans le dernier mois. Lorsqu’on est approché, on parle toujours avec les entraîneurs et j’ai tout de suite aimé le coaching staff. J’ai bien aimé le plan qu’ils m’ont apporté pour mes années universitaires et c’est une très bonne université académiquement, ainsi que sur le plan sportif», confie-t-elle.

Celle qui a gradué à l’Académie Les Estacades avait vu pas moins de cinq établissements collégiaux dérouler le tapis rouge pour l’accueillir en ses murs. L’adapte de basketball avait finalement choisi le Collège régional Champlain de Saint-Lambert (Division 1) où sa sœur jumelle Fatima évoluait déjà. Actuellement, la COVID-19 est venue contrecarrer les plans des athlètes et le basketball scolaire n’y fait pas exceptions.

«On est à l’arrêt complet, mais on espère pouvoir jouer après le temps des Fêtes. Avec le cégep, on a des entraînements sur Zoom. L’entraîneur nous montre les exercices à faire et on les reproduit à la maison», explique-t-elle.

«C’est sûr que c’est dur pour le moral, mais au moins je suis avec ma sœur jumelle alors on essaye de se motiver entre nous. On s’entraîne ensemble et on essaye d’aller lancer au parc le plus souvent possible. Le dernier vrai match que j’ai joué, c’est en avril l’an passé. C’est la première fois que je passe autant de jouer sans jouer.»

L’athlète de 18 ans, qui a remporté le titre d’«Athlète féminine par excellence en sport collectif – Niveau québécois» au Gala Sport-hommage de la Mauricie en début d’année, devant sa sœur Fatima (Basketball), ainsi qu’Anaïs Bellavance (Basketball) et Kelly-Ann Ricard (Baseball), s’approche de son rêve.

«Je ne suis pas encore rendue et j’essaye de me concentrer sur mes années de cégep restantes. Si ça se concrétise, ça va être un rêve qui s’accomplit. J’ai signé une entente verbale alors je n’ai pas encore signé de contrat. C’est sûr que si tout se met en place, c’est vraiment le but», conclut-elle.

Rappelons que peu de Québécoises parviennent à la NCAA et que l’athlète de Trois-Rivières est le premier produit des Estacades à y accéder. À sa dernière année au niveau secondaire, elle avait maintenu la meilleure moyenne de points par match (22,3) de la Ligue, ce qui lui a valu le titre de «Joueuse par excellence» lors du banquet de fin de saison.

 

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