Un règlement sur l’utilisation d’eau potable plus permissif

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Par Marie-Eve B. Alarie
Un règlement sur l’utilisation d’eau potable plus permissif

Un nouveau règlement en matière d’utilisation d’eau potable entre en vigueur à Trois-Rivières. Même si ce règlement s’avère plus permissif et que la ville n’économisera pas nécessairement plus d’eau potable, l’administration municipale estime qu’il sera cependant plus aisément applicable que son prédécesseur.

Avec ce nouveau règlement, les heures d’arrosage à l’aide d’un système automatique sont allongées de 30 minutes pour les terrains de plus de 1400 mètres carrés. Autrement, les citoyens peuvent encore arroser leur terrain tous les deux jours, selon les mêmes conditions de l’ancien règlement.

Les citoyens pourront également laver leur véhicule avec un boyau d’arrosage une journée sur deux, selon le même horaire que l’arrosage de la pelouse. Il s’agit d’une nouveauté puisque cela était permis en tout temps.

«On a aussi ajouté la possibilité d’utiliser un boyau suintant pour arroser une nouvelle haie. On s’est informé et c’est la meilleure méthode. On préfère avoir des haies plutôt que des clôtures et cette technique suit les bonnes pratiques au niveau agricole», indique Dominic Thibeault, chef de division Hygiène du milieu et Développement durable à la Ville.

Les citoyens pourront également se procurer un permis non renouvelable et valide pour une journée seulement dans l’année pour l’utilisation d’un jeu d’eau nécessitant une connexion sur le réseau d’arrosage. Ce permis est disponible au coût de 25$.

Autre changement: la Ville permet maintenant l’utilisation d’un système d’irrigation automatique ou manuel pour les végétaux destinés à la vente. Des centres de jardinage avaient critiqué l’ancien règlement, le trouvant restrictif puisque ces entreprises disposent généralement de bonnes pratiques d’utilisation de l’eau potable.

Cependant, certaines conditions doivent être remplies. On parle de l’installation d’un compteur d’eau disposant d’un mode de transmission automatique afin que la Ville puisse suivre à distance la consommation d’eau potable et la réalisation d’un plan d’utilisation de l’eau potable dans leur entreprise en précisant les pratiques mises en œuvres pour limiter le gaspillage de l’eau potable.

«Pour la patrouille verte, ce sera plus facile d’intervenir dans des contextes qui étaient compliqués, comme dans les centres de jardinage. La patrouille verte est formée d’étudiants qui n’ont pas nécessairement l’expérience de travail précise là-dessus. Ce sera plus facile de faire appliquer le règlement», souligne M. Thibeault.

L’important pour la Ville est d’atteindre les cibles fixées par le gouvernement. Actuellement, la Ville les atteint, quoique c’est parfois serré.

«Les indicateurs, c’est extrêmement fragile. En ce moment, on est à 20 litres d’eau par personne quotidienne de la cible du gouvernement. Mais bonne nouvelle: c’est la première fois qu’on passe sous la barre des 400 litres d’eau de consommation par personne. Je pense qu’on est à 398 litres par personne. Ça diminue tranquillement», note-t-il.

Les citoyens réfractaires s’exposent à des constats d’infraction variant entre 100 et 300$ pour la première offense et entre 300 et 500$ pour une récidive. Sur 1000 interventions l’an dernier, 38 constats d’infraction ont été donnés sur le territoire.

Sujet à changement

La réflexion des élus municipaux concernant ce nouveau règlement se poursuivra cependant durant la prochaine année. Plusieurs conseillers ont précisé qu’ils préféreraient voir un règlement plus restrictif sur certains points.

«Le conseil va continuer de se pencher là-dessus. Il faut aussi continuer à sensibilisation les citoyens sur le fait qu’on a des objectifs fixés par le gouvernement à atteindre. Je pense que c’est la volonté des membres du conseil de sensibiliser la population sur l’économie d’eau potable», commente Ginette Bellemare, mairesse suppléante.

Pour Daniel Cournoyer, conseiller dans le district Sainte-Marthe, les changements apportés ne vont assurément pas assez loin.

«Ce n’est pas une avancée environnementale. C’est presque le statu quo et on ne parle pas nécessairement de gain en ce qui concerne la consommation d’eau potable et son économie. L’eau qu’on n’économise pas va encre nous coûter des sous à traiter. Peut-on être plus agressif, plus restrictif?» questionne-t-il, en rappelant que Trois-Rivières est maintenant une Communauté bleue.

 

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Louise

Dans Le Nouvelliste il est inscrit qu’on ne peut laver notre véhicule qu’une journée sur deux soit celle qui correspond au jour pair si notre adresse est paire ou impair si notre adresse est impaire. Qui dit vrai