Un prochain roman dans une collection internationale?

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Par Marie-Eve B. Alarie
Un prochain roman dans une collection internationale?
Guillaume Morrissette, auteur. (Photo : Marie-Eve Alarie)

L’auteur trifluvien Guillaume Morrissette prend une petite pause d’écriture des enquêtes de l’inspecteur Jean-Sébastien Héroux pour quelques mois. C’est que sa maison d’édition l’a approché pour écrire un roman spécial qui serait destiné à une toute nouvelle collection internationale.

Si tout se réalise comme prévu, cette collection mettrait en vedette des auteurs internationaux.

«Ça leur prenait un auteur canadien. Ils me l’ont proposé. J’ai exploré un peu ce qui est demandé et ça me fait triper, alors j’ai accepté. La collection que l’éditeur a l’intention de sortir mettra de l’avant des romans du type Fight Club, Shutter Island et Mystic River. Dans ma commande, ça prend une réalité parallèle appliquée dans la réalité d’aujourd’hui, un personnage féminin fort et quelqu’un qui peut aller loin dans sa tête, car ça consiste surtout en du thriller psychologique», explique Guillaume Morrissette.

Ce type de commande lui convient particulièrement, puisqu’il se plaît à explorer différentes facettes psychologiques pour ses personnages.

«Chaque humain peut avoir une bonne raison d’agir tel qu’il le fait. Comme les actions sont infinies, les raisons le sont également. Si je trouve un humain motivé par quelque chose, je peux trouver un acte qui correspond. Par exemple, dans le cas de L’Affaire Mélodie Cormier, la genèse de l’acte criminel partait d’une bonne intention d’une personne déviante», rappelle-t-il.

Pour ce roman, l’auteur trifluvien souhaite explorer un personnage qui croit profondément en une doctrine.

«Il pourrait être convaincu que la vie après la mort existe. Il décide alors de son vivant de communiquer avec des gens pour l’après-vie et fait appel à une médium. Ça lui donne une motivation ésotérique et en devient paranoïaque. Il croit en une réalité parallèle. Dans sa tête, par exemple, une personne en particulier doit mourir aujourd’hui, car elle doit arriver dans l’après-vie avant le personnage», illustre-t-il.

«Il se fait envoyer en psychiatrie, mais on ne trouve rien qui cloche. Il y a quelque chose dans ce genre de personnage qui me fascine et qui me terrifie à la fois parce que des personnes avec un schème mental semblable existent, précise Guillaume Morrissette. J’ai déjà établi que mon personnage féminin fort sera la médium. Il y a beaucoup de possibilités à explorer pour elle, car elle agira comme intermédiaire pour le protagoniste ainsi que pour les policiers. Ça peut être une source de bons punchs.»

Ce dernier doit remettre son manuscrit à l’automne, de sorte qu’il serait publié à l’hiver 2020, si la collection va bel et bien de l’avant et que l’achat des droits internationaux se concrétise.

Il s’agirait évidemment d’une belle visibilité pour le Trifluvien sur la scène internationale. Ses romans policiers trouvent un bel écho auprès des éditeurs internationaux, en particulier Des fleurs pour ta première fois et Le tribunal de la rue Quirion. Cependant, les éditeurs hésitent à signer pour obtenir les droits internationaux, car les enquêtes de Jean-Sébastien Héroux sont réunies dans une série.

«On pense que c’est plus difficile d’établir à l’international une collection comme celle de Héroux qu’un roman hors-série, car la collection se vend en bloc. Au lieu d’avoir une libération avec une collection d’enquêtes, ça devient une béquille», remarque-t-il.

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