Un parti politique municipal sur le point de voir le jour

Boris Chassagne, Initiative de journalisme local
Un parti politique municipal sur le point de voir le jour
Stéphane Guay, fondateur du parti Action civique de Trois-Rivières (Photo : courtoisie)

Un parti politique municipal est sur le point de naître à Trois-Rivières en prévision des élections municipales qui se tiendront en novembre 2021.

Le nom du Parti Action civique Trois-Rivières, à peine réservé auprès du Directeur général des élections du Québec (DGEQ), fait déjà du bruit. Stéphane Guay accompagné de son ami et collègue Jean-Claude Ayotte en sont les membres fondateurs.

Ils évoluent tous deux en politique depuis près de 20 ans. M. Guay a déjà été entre 2007 et 2008, l’attaché politique du député de Trois-Rivières et leader de l’opposition officielle, Sébastien Proulx. M. Guay a aussi milité contre le mouvement Vision zéro de Trois-Rivières.

De son côté, Jean-Claude Ayotte a déjà été candidat pour l’ADQ en 2003 et aussi directeur de campagne de l’actuel ministre du Travail, Jean Boulet.

Une vision claire

Stéphane Guay souhaite « donner une voix aux citoyens».  «Plusieurs élus arrivent avec un agenda politique personnel. Nous, on arrive avec une vision claire et transparente. Les conseillers et le maire ne forment pas une vraie équipe», explique M. Guay. Ils prennent des positions divergentes et ne portent par les mêmes valeurs, estime ce dernier.

Stéphane Guay reproche notamment à l’équipe du maire de Trois-Rivières, Jean Lamarche, son manque de cohérence.

« Le maire est arrivé sans équipe et sans expérience politique. Il s’est fait élire grâce à l’appui de l’ancien maire [Yves Lévesque] et pour s’être battu contre le groupe de Vision zéro ». Le problème est que certains conseillers contestent publiquement son leadership. Comme chef, « on doit avoir des idées claires et un message cohérent », soutient Stéphane Guay qui considère que le maire Lamarche n’est pas l’homme de la situation.

« Nous avons un maire au leadership qualifié par certains de plutôt mou, écrit-il dans une lettre ouverte envoyée au Nouvelliste.  Si les valeurs telles que l’imputabilité, la rigueur, le respect, la transparence et la cohérence vous interpellent […] nous vous invitons à rejoindre notre formation politique .»

Le lancement d’une campagne de membership, le congrès de fondation, la mise en place de la plateforme électorale, les mises en candidatures et le choix du chef : tout reste à faire. Et ce n’est pas une mince affaire en politique. « C’est sûr qu’on va arriver avec une couleur et un parcours. On est situé au centre droit. Le but premier est d’aller prendre le pouls de la population. »

Action civique Trois-Rivières aura des mois pour s’exposer lui aussi à des crises internes et à la critique publique. Stéphane Guay va, de son côté, parier sur un poste de conseiller. « Il y a de fortes chances que je sois candidat ».

Il n’aspire toutefois pas à devenir le futur chef du parti. « Je n’ai pas cette notoriété. On va être à la recherche de cette candidature. La réussite du parti passe inévitablement par un leader fort, avec une personnalité forte et de la notoriété », dit-il

M. Guay estime avoir un appui suffisant. « C’est évident qu’on a sondé des gens dans les derniers mois. Il y a des gens qui se sont manifestés. Des citoyens de tous les milieux. Mais il est trop tôt pour nommer des gens par respect pour eux. »

Jean Lamarche commente

Appelé à commenter la nouvelle, le maire Jean Lamarche indique qu’il «trouve cela futile de faire cette annonce quand on traverse une deuxième vague de pandémie. Ils ont un projet de parti sans candidat, sans ligne de parti, sans programme et ils s’en prennent au leadership en place… Ça n’a pas de valeur. Ils ont l’aide de deux gars dans une chaloupe, au milieu d’un lac, qui lancent des lignes à l’eau», lance-t-il.

(En collaboration avec Marie-Eve Alarie)

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