Un nouveau roman signé Frédérick Durand

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Par Marie-Eve B. Alarie
Un nouveau roman signé Frédérick Durand
Le roman «Dans les pas d’une poupée suspendue» est en vente dans les librairies. (Photo : courtoisie)

Hervé Vallet a toujours été considéré avec suspicion par les membres de sa famille. Les siens trouvent qu’il entretient des champs d’intérêt malsains. L’homme s’entoure de documents occultes, d’affiches représentant des scènes dérangeantes, de livres transgressifs ayant en commun une dimension érotique et macabre. Sa misanthropie et sa nature peu sociable correspondent aux récits acides qu’il consigne dans ses cahiers. Mais où la fiction s’arrête-t-elle et où cède-t-elle la place à la réalité ?

C’est dans cet univers que Frédérick Durand emporte les lecteurs dans son nouveau roman intitulé «Dans les pas d’une poupée suspendue».

Dans ce thriller fantastique, Robert, le neveu d’Hervé Vallet, s’enfonce dans la maison de son oncle, de la même façon qu’il s’enfonce dans ses vices et dépendances. La réalité se confond alors avec une réalité alternative… mais l’est-elle réellement?

Cette maison, elle est directement tirée de l’enfance de l’auteur trifluvien.

«Un élément qui survient dans le livre est basé sur la maison qu’habitait l’un des amis de mon père, raconte Frédérick Durand. Cette maison était particulière. Elle était entourée par une forêt et elle avait ceci de particulier qu’on pouvait se promener à l’intérieur des murs. Dans l’imaginaire d’un enfant de six ou sept ans, c’est singulier!»

Il s’est également inspiré d’une personne de sa famille qui collectionnait les objets insolites, ainsi que sur l’idée que certaines images et certains souvenirs du passé peuvent resurgir sans qu’on s’y attende, parfois.

Au fil de la lecture, on découvre la part d’ombre que portait l’oncle, qui le fascine depuis son enfance. Toutefois, Robert n’est peut-être pas aussi prêt qu’il le croit à affronter toutes les révélations qui l’attendent. L’auteur fait travailler le lecteur dans le processus, de sorte qu’on découvre des choses en même temps que le protagoniste.

«J’aime jouer avec cette mince ligne entre le réel et l’imaginaire dans le fantastique. L’un des thèmes centraux est la place que l’imaginaire peut prendre dans notre vie. Comment le monde que l’on porte en soi peut influencer le regard qu’on porte autour de nous. Ça permet de raconter quelque chose d’intense avec des réflexions plus poussées. C’est une façon de réfléchir aux problèmes de façon différente et de toucher des sujets qu’on trouve dérangeants», souligne Frédérick Durand, qui est également professeur en littérature et communication au Cégep de Trois-Rivières.

Ce roman a demandé plusieurs années de travail à l’auteur. Il a été réécrit, longuement réfléchi. Le livre est tiré d’un court récit sur deux pages qu’il avait publié dans le journal du programme Arts et cinéma du Cégep et qui portait notamment sur la transmission d’un héritage spirituel d’une personne à l’autre. «Je laisse souvent macérer mes idées pendant plusieurs années. Ça me permet de prendre un recul différent et de voir de façon plus objective ce qui fonctionne ou non dans le récit. Ma première version était d’ailleurs très longue, se rappelle-t-il. J’ai choisi d’aller à l’essentiel. Ça installe bien l’intrigue.»

Le roman «Dans les pas d’une poupée suspendue» est publié dans la nouvelle collection Tête ailleurs des éditions Tête première. Cette collection est dédiée aux genres de l’imaginaire.

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