Un laboratoire extérieur pour étudier la décomposition cadavérique

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Par Audrey Leblanc
Un laboratoire extérieur pour étudier la décomposition cadavérique

De la mi-juin à la fin août, un laboratoire extérieur de recherche sur la décomposition cadavérique sera installé sur le campus de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), pour la réalisation d’études en thanatologie sur trois carcasses de porcs. Ce site temporaire permettra à des chercheurs, notamment du domaine de la criminalistique, d’acquérir de précieuses données liées aux processus de décomposition des corps.

Ce laboratoire extérieur occupera un espace d’environ 150 m2. Il sera délimité par une clôture restreignant la vue et surveillé par des caméras. À l’intérieur du site, trois cages seront installées afin de recevoir chacune une carcasse de porc. Cet aménagement protégera les restes porcins de certains animaux.

L’utilisation de ce site temporaire de recherche sur le campus permettra à l’équipe de la professeure Forbes de se préparer en vue de l’opération du futur Site sécurisé de recherche en thanatologie (SSRT) de l’UQTR, lequel sera installé prochainement sur un terrain appartenant à la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour.

Le SSRT sera un laboratoire de recherche extérieur hautement sécurisé, dédié à l’étude de la décomposition cadavérique humaine en milieu naturel. Unique au pays et en climat nordique, il permettra à de nombreux chercheurs d’en apprendre davantage sur la façon dont les conditions environnementales et climatiques canadiennes influencent la dégradation d’une dépouille humaine. Ces renseignements seront d’une grande utilité pour les forces de sécurité, notamment dans les cas d’homicides et de personnes disparues.

En raison de leur similarité physiologique et biochimique avec les humains – notamment par l’absence de fourrure épaisse ou autre couvert de la peau – les porcs sont considérés comme des substituts acceptables pour certaines études sur la décomposition cadavérique, dans le domaine de la criminalistique. L’utilisation de carcasses de porcs permet le développement et l’optimisation de méthodes d’analyse, avant de procéder à l’expérimentation scientifique sur des dépouilles humaines provenant de donneurs volontaires.

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