Un journaliste frappé en conférence de presse

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Par Patrick Vaillancourt
Un journaliste frappé en conférence de presse
Le journaliste Réjean Martin (Photo : tirée de Facebook)

Le journaliste du Bulletin de Mékinac Réjean Martin aurait été victime de voie de fait lors d’une conférence à Shawinigan. C’est le promoteur immobilier François Veillette, qui annonçait un projet d’un complexe immobilier de 32 M$ à Grandes-Piles, qui aurait mal réagi à une question de M. Martin et a tenté de le frapper avec son pied au derrière.

Au terme de la conférence, le journaliste en entretien individuel avec le promoteur l’a questionné sur le projet et sur la possibilité que les policiers interviennent comme ce fut le cas dans un dossier précédent à Trois-Rivières qui a soulevé l’ire du promoteur.

« Il m’a poursuivi et il a tenté de me frapper le derrière. Il m’a atteint le mollet. En entendant le mot police, il m’a dit de sortir. Il m’a poursuivi jusqu’à la porte en tentant de me frapper. Je suis assez ébranlé présentement. C’est ma première fois en carrière que je vois ça », commente le journaliste Réjean Martin.

Au moment d’écrire ces lignes, M. Martin ne savait pas s’il allait porter plainte aux policiers.

La Fédération professionnelle des journalistes du Québec a été informée de l’incident et dénonce vivement l’agression physique.

PURCOM, qui assurait les relations de presse pour François Veillette, a décidé de larguer le promoteur de ses clients. « D’abord, M. Veillette ne figure plus au nombre de nos clients. Nous ne désirons pas entrer dans les détails ni émettre de commentaires en lien avec la situation. Nous laisserons le soin au journaliste impliqué ainsi qu’à la Fédération professionnelle des journalistes du Québec section Mauricie – Centre-du-Québec de prendre les actions qu’ils souhaitent dans les circonstances. Pour notre part, nous tenons à réitérer notre respect envers tous les journalistes et plus particulièrement ceux de la Mauricie et du Centre-du-Québec. Nous travaillons en étroite collaboration avec ces derniers depuis les débuts de notre entreprise fondée à Trois-Rivières en 2002. Par ailleurs, notre culture d’entreprise étant fondamentalement axée sur le respect, nous dénonçons donc toute forme de violence, quelle soit verbale ou physique », a déclaré l’équipe de PURCOM par courriel.

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