Un centre de simulation pour les services d’urgence

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Par Audrey Leblanc

SERVICES D’URGENCE. Le Centre de simulation médicale et tactique de l’est, dans le secteur Cap-de-la-Madeleine, est un nouveau concept qui permet aux pompiers, policiers, paramédics et autres professionnels des services d’urgence de parfaire leurs connaissances dans le cadre de formations.

Unique en Mauricie, ce centre de haute technologie couvre tout l’est du Canada. On y retrouve des plateaux de style hollywoodien que l’on peut aménager de sorte à créer n’importe quelle scène. Le Centre comprend des salles de formation, des plateaux, un espace extérieur et une salle de réanimation d’un hôpital.

«Le projet est né en 2010 quand j’ai commencé à développer un concept de formation et d’enseignement. On s’est inspiré un peu du centre de simulation de Valcartier. En 2015, on a trouvé la bâtisse idéale pour ça sur la rue Dessureault», raconte Michaël Langlois du Centre de simulation médicale et tactique de l’est.

Le but est d’offrir des entraînements et de la formation continue à des professionnels œuvrant déjà dans leur domaine et souhaitant se perfectionner. L’entreprise développe des produits en lien avec les objectifs précis du groupe qu’elle accueille.

Par exemple, des policiers pourraient vouloir simuler des interventions tactiques et des scènes impliquant des personnes ayant des troubles psychosociaux. Il peut aussi s’agir d’un scénario d’accident de voiture ou encore d’une situation d’urgence impliquant un bateau. Le scénario peut être simple ou très complexe.

Une meilleure communication entre les services

«Un de nos objectifs principaux, c’est la collaboration entre les services d’urgence, indique M. Langlois. On a une grosse lacune au niveau de la communication entre les services. Au Centre, les gens peuvent voir ce qu’est le métier des autres et comment ils interviennent. Ça permet d’anticiper ce que les autres vont faire en arrivant.»

«Par exemple, si on prend une scène d’un tireur dans une école, les policiers vont sécuriser la scène, mais il faut penser à soigner les gens qui sont blessés et penser à un plan de match pour les évacuer, ajoute ce dernier. En anticipant le travail des autres collègues, tout le monde est gagnant.»

Entraîner les gens à gérer le chaos

Prochainement, un des plateaux permettra la projection d’images et de vidéos. Il sera ainsi possible de créer des environnements virtuels sur les murs et au sol. «Ce faisant, on recrée des stress dans plusieurs sphères chez le candidat, explique Jonathan Radzvicia du Centre de simulation médicale et tactique de l’est. L’odorat, l’ouïe et la température ont un impact sur la façon de réagir de quelqu’un. On peut faire de la chaleur, du vent, du froid, etc.»

Les gens du Centre de simulation médicale et tactique de l’est offrent également du mentorat pour les soins médicaux. «Le contexte mondial fait aussi en sorte qu’une formation pour les soins aux victimes de masse est pertinente, croit M. Langlois. Dans l’équipe, on a des professionnels dans tous les niveaux, alors on veut mettre à profit l’expérience de chacun.»

M. Radzvicia ajoute que le Centre est un complément à ce qui se fait à Valcartier et à l’École nationale de police du Québec, à Nicolet.

Une vingtaine d’emplois créés

Le Centre de simulation médicale et tactique de l’est, c’est Jonathan Radzvicia, Michaël Langlois, Brad Bowen et Francis Adam.

MM. Radzvicia et Langlois sont deux paramédics et techniciens médicaux pour les Forces armées canadiennes. M. Langlois est allé en Afghanistan. M. Bowen est la référence pour les simulations en incendie. M. Adam agit à titre de personnel de soutien à la logistique. Il a de l’expérience au sein des Forces.

Des acteurs et maquilleurs professionnels se joignent également à l’équipe. Au cours des prochaines années, une vingtaine d’emplois seront créés, principalement des emplois à temps partiel.

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