Troquer ses espadrilles pour un fauteuil roulant

Par Emmanuelle LeBlond
Troquer ses espadrilles pour un fauteuil roulant
Au milieu en avant Daniel Maillot, président du club de basketball en fauteuil roulant du Centre-du-Québec, entouré de Natan Barrieau, Chad Desmarais, Daren Nadeau, Tania Nadeau-Bissonnette, Shelby Hart, Gabrielle Paudrat, et Mégane Dubuc.

Organiser une activité d’initiation au basketball en fauteuil roulant pour conscientiser les jeunes sur la réalité des personnes handicapées : c’est le mandat que se sont donné sept jeunes entrepreneurs de l’école secondaire des Pionniers dans le cadre de la journée Solida-Sport, un projet communautaire qui se veut à la fois mobilisateur et ludique.

Les élèves de la première année du secondaire de la concentration Entrepreneuriat avaient un message précis à livrer à travers ce projet. « Pourquoi un match en chaise roulante? C’est pour démontrer que même si on est handicapé, on peut faire plein de choses comme du sport ou des activités », explique avec entrain Mégane Dubuc.

Les jeunes entrepreneurs souhaitent partager un message de solidarité à l’ensemble de la communauté étudiante par cette initiative. « Ce projet, c’est pour montrer que même si nous sommes différents, que nous avons un problème dans la vie soit physique ou mental, nous sommes des personnes normales », complète sa collègue Gabrielle Paudrat.

En collaboration avec le club de basketball en fauteuil roulant du Centre-du-Québec, les élèves ont mis à la disposition de leurs camarades douze fauteuils roulants pour qu’ils puissent expérimenter cette discipline sportive.

La séance a débuté avec quelques démonstrations qui ont été réalisées par Daniel Maillot, le président du club. Par la suite, les élèves se sont précipités sur les fauteuils pour amorcer la simulation de partie.

M. Maillot est emballé par le projet, car les jeunes entrepreneurs encouragent une cause qui lui tient à cœur. « Je trouve que la sensibilisation commence par les jeunes. Lorsqu’ils embarquent dans les fauteuils roulants, ils s’amusent. Après, quand ils voient un fauteuil roulant, ils font un lien positif », explique-t-il.

Depuis maintenant neuf ans, le président du club de basketball se rend dans les écoles et les camps de jour afin de faire découvrir ce sport adapté aux élèves.

Une initiative qui vient des jeunes

Le projet communautaire a été encadré par Patrick Leblanc, enseignant d’entrepreneuriat du premier cycle, et Line Desgagné, animatrice de la vie spirituelle et de l’engagement communautaire. Toutefois, M. Leblanc précise que cette initiative a entièrement été pensée et organisée par les jeunes entrepreneurs.

« Dans le groupe, la maman d’une élève est handicapée. Cette dernière était mobilisée par rapport à ça et elle a apporté l’idée. Le tableau était plein d’idées et cette idée a été retenue. Suite à ça, les élèves s’inscrivent dans un projet qui les sensibilisent. On avait sept élèves qui se sont inscrits dans ce projet », raconte l’enseignant.

Pour bâtir le projet, les élèves ont dû travailler en équipe pour contacter le club de basketball, confectionner les affiches, réserver les gymnases et faire de la publicité, ajoute Gabrielle Paudrat.

Et la journée Solida-Sport ne s’arrêtait pas là. Sur l’heure du midi, des parties payantes ont été organisées et des boules d’énergies ont été vendues au profit de la Maison Grandi-Ose, un centre qui vient en aide aux personnes vivant une incapacité physique.

« C’est une très grande fierté en tant qu’enseignant. C’est très motivant. Ce sont des adolescents et ce n’est pas tous les élèves qui ont cette mobilisation. Ils ont travaillé fort pour le projet », conclut l’enseignant.

 

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