Train grande fréquence: le projet lancé dans les 100 premiers jours, s’engage le NPD

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Par Marie-Eve B. Alarie
Train grande fréquence: le projet lancé dans les 100 premiers jours, s’engage le NPD
Le chef du NPD, Jagmeet Singh, entouré des députés et candidats Ruth Ellen Brosseau et Robert Aubin. (Photo : Marie-Eve Alarie)

L’environnement et la lutte aux changements climatiques se retrouveront au cœur de la campagne électorale du Nouveau Parti démocratique (NPD). En ce sens, le chef du parti, Jagmeet Singh, entend rapidement démarrer le projet de train à grande fréquence (TGF) qui passerait par Trois-Rivières.

Récemment, le Parti libéral du Canada a annoncé un investissement de 71,1 M$ pour mettre en place une équipe de projet pour poursuivre différentes études et évaluations. Or, le NPD s’engage à mettre en place le projet dans les 100 premiers jours d’un mandat.

«On propose de s’assoir avec les partenaires dans les 100 premiers jours. Toutes les études ont déjà été faites. C’est clair qu’on peut faire le projet. Il manque le courage. On a le courage. On est prêt à faire notre juste part comme gouvernement fédéral avec le financement et on est prêt à parler avec les gens pour aller de l’avant. C’est le temps de faire le travail et de mettre en œuvre le programme», explique Jagmeet Singh.

Il précise que ce projet améliorera également la qualité de vie des citoyens de la région et encouragera le transport en commun, réduisant du même coup les émissions de gaz à effet de serre. Par ailleurs, il s’engage à ce que le financement du projet soit entièrement public.

Un autre élément important du plan de match environnemental des néodémocrates consiste en la mise sur pied d’un fonds de 2,5 milliards $ pour aider les municipalités à améliorer leurs infrastructures pour faire face aux inondations.

Un fonds existe déjà, mais de nombreuses barrières empêchent les petites municipalités d’y avoir accès, déplore le chef du NPD.

«Il y a des infrastructures anciennes dans beaucoup de municipalités qui ne sont plus conformes aux nouvelles réalités. On voit des événements climatiques sévères qui continuent. On ne peut pas rester au statu quo. On veut que ce fonds ait moins de barrières, indique M. Singh. Par exemple, en ce moment,  les projets doivent être évalués à 20 millions $. Pour une petite municipalité, c’est un montant trop élevé. Il y a aussi une barrière en matière de financement. Pour les grandes villes, le fonds peut financer le tiers ou la moitié du projet, mais c’est difficile pour les petites municipalités d’avoir assez de financement. Il faut prendre en considération qu’elles ont des moyens financiers différents des grandes villes.»

La députée de Berthier-Maskinongé et candidate dans la circonscription en vue des prochaines élections, Ruth Ellen Brosseau, a aussi rappelé que de nombreux citoyens du comté se montrent inquiets face à l’érosion des berges.

«Les Libéraux n’ont pas livré la marchandise en matière d’environnement. Ils ont acheté un oléoduc et financé le secteur pétrolier. Il faut faire l’inverse et investir dans les énergies propres et renouvelables. Quant aux Conservateurs, leur programme environnemental est par et pour le secteur pétrolier. Notre plan va réduire les émissions de gaz à effet de serre et améliorer la qualité de vie des gens», conclut Jagmeet Singh.

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