Technologies vertes: un secteur d’affaires méconnu mis en lumière

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Par Marie-Eve B. Alarie
Technologies vertes: un secteur d’affaires méconnu mis en lumière
Marianne Mathis et Alexandre Ollive, respectivement chargée de projet et directeur général de GROUPÉ Mauricie Rive-Sud (Photo : Marie-Eve Alarie)

Le 10 avril, les entreprises œuvrant dans les technologies vertes seront mises en lumière à l’occasion de la toute première Vitrine sur les technologies vertes en Mauricie – Rive-Sud, qui se tiendra à l’hôtel Gouverneur de Trois-Rivières.

Cet événement, propulsé par GROUPÉ Mauricie – Rive-Sud, a pour but de mettre de l’avant toute la diversité des entreprises œuvrant dans ce secteur d’activité. Mine de rien, cela représente plus de 2700 emplois dans la région.

On dénombre une cinquantaine d’entreprises spécialisées dans les technologies vertes actives en Mauricie et sur la Rive-Sud dans divers domaines tels que les biotechnologies, les bornes électriques, l’efficacité énergétique, les énergies renouvelables, les services-conseils, les traitements de l’air et de l’eau, ainsi que la valorisation des matières résiduelles.

Ce sont des entreprises comme Trigo Énergies, Nemaska Lithium, Bionest, Carnot Réfrigération, Elmec, Marmen et la Société Laurentide.

Par ailleurs, on dénombre six centres d’innovation et de recherche en la matière, dont l’Institut de recherche sur l’hydrogène de l’Université du Québec à Trois-Rivières, le Parc Micro Sciences de Trois-Rivières et le Centre national en électrochimie et en technologies environnementales (CNETE) à Shawinigan.

«On a constaté qu’il y a une méconnaissance entourant ce secteur d’activités, car les technologies vertes regroupent plusieurs choses. C’est un secteur très vaste. Il y a un manque d’information à ce sujet. La Vitrine se veut aussi une journée d’information pour le public et les étudiants, essentiellement en avant-midi, ainsi qu’un happening d’affaires avec du réseautage», explique Alexandre Ollive, directeur général de GROUPÉ Mauricie – Rive-Sud.

Durant l’avant-midi, on présentera un panel d’entreprises qui discutera des enjeux, des défis et des solutions liées aux technologies vertes, ainsi qu’une conférence sur le développement des technologies vertes. Des kiosques seront aussi sur place.

En après-midi, trois ateliers sont proposés aux participants. Ces ateliers toucheront à la recherche et développement en innovation, aux différentes ressources financières, ainsi qu’aux opportunités d’affaires. La journée se terminera avec un cocktail festif ayant pour but de favoriser le maillage entre les entreprises et les partenaires d’affaires.

Un secteur en émergence

«Ce qui est particulier, également, avec le secteur des technologies vertes, c’est qu’on y retrouve autant des PME innovantes que de grandes entreprises produisant à grande échelle. En ce moment, c’est de la création pure, de l’innovation. C’est un secteur qui demande beaucoup d’argent et de temps», souligne M. Ollive.

«Ce sont aussi des entreprises qui génèrent de bons chiffres d’affaires. On en voir plusieurs qui oeuvrent dans un modèle d’économie circulaire. Quand les entreprises s’entraident, ça permet d’éviter des importations, des coûts de transport, etc.», poursuit Marianne Mathis, chargée de projet chez GROUPÉ Mauricie – Rive-Sud.

Le défi actuel des entreprises spécialisées dans les technologies vertes n’est pas tellement la pénurie de main-d’œuvre, contrairement à de nombreuses autres entreprises, mais plutôt la difficulté de trouver des spécialistes.

«La difficulté, c’est qu’il n’y a pas toujours de formation donnée au Québec pour le type d’emploi demandé. En ce sens, il y a un besoin de formation et d’investissement. C’est un secteur pour lequel le retour sur investissement peut être plus long. Ça implique une prise de risque qui est beaucoup assurée par les entrepreneurs. Par contre, on remarque que les institutions financières s’intéressent de plus en plus aux technologies vertes. Il y a de l’ouverture, de l’intérêt», précise M. Ollive.

«Il y a 30 ans, c’était le même scénario pour le secteur des TI. Aujourd’hui, les TI n’ont aucun problème d’investissement. En ce moment, les cohortes sont pleines dans plusieurs domaines des technologies vertes, dont en biotechnologie. C’est un indice que les gens suivent», ajoute-t-il.

Il est possible de s’inscrire à la Vitrine sur les technologies vertes sur Internet au bit.ly/2RQ0w7p. Un tarif préférentiel est en vigueur jusqu’au 15 mars. Pour en savoir plus: www.vitrinetechvertes.com

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Vitrine sur les technologies vertes: un besoin de se faire connaître - L'Hebdo Journal
1 année

[…] Ce sont 215 personnes issues d’une soixantaine d’entreprises qui se sont réunis à l’hôtel Gouverneur de Trois-Rivières pour participer à la toute première Vitrine sur les technologies vertes propulsée par GROUPÉ Mauricie/Rive-Sud. […]