Sur les traces de Roberto Luongo

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Par Patrick Vaillancourt
Sur les traces de Roberto Luongo

L’ancien Estacades de Trois-Rivières (Midget AAA), Vincent Filion, est demeuré surpris lors du dernier repêchage de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) en entendant son nom être prononcé au sixième échelon par le commissaire Gilles Courteau qui annonçait le choix des Foreurs de Val-d’Or. Tout simplement parce qu’il n’avait eu aucune rencontre pour une entrevue avec la formation de l’Abitibi.

Le jeune cerbère de 16 ans est le premier gardien natif de Shawinigan repêché dans la LHJMQ depuis Mathieu Bellemare, qui avait été sélectionné en 3e ronde, le 47 choix au total par les Cataractes en 2014.

«J’avais été contacté par 16 des 18 équipes de la ligue avant le repêchage, et les Foreurs étaient l’une de ces deux équipes. C’est pourquoi j’étais surpris sur le coup. Je suis super content d’avoir été repêché par les Foreurs. Je connais bien Daniel Renaud, qui était l’ancien entraîneur des Cataractes, et Pascal Luneau, qui était avec les Estacades au Midget AAA», exprime le jeune gardien.

Comment a-t-il vécu cette journée de repêchage… à distance?

«C’est certain que la saison a fini rapidement avec les circonstances qu’on connaît. Pour le repêchage, j’aurais aimé mieux être à Sherbrooke pour le vivre en personne. Ça reste qu’on attend ça avec impatience, mais j’ai vécu une belle journée quand même.»

«Je ne savais pas avant l’annonce du commissaire que j’allais à Val-d’Or, car je n’avais pas reçu d’appel. Mais ça n’a pas été long après, j’ai reçu des appels de bienvenue et de félicitations. Je ne m’attendais pas à sortir 6e au total par les Foreurs, selon la liste j’étais classé 8e. Honnêtement, j’espérais être le premier gardien à sortir dans le repêchage avec la saison que j’avais connue. C’était un de mes objectifs et c’est une grande fierté pour moi! Il fallait remonter à 2016 pour voir un gardien repêché en première ronde», ajoute-t-il.

Le Shawiniganais n’a jamais caché qu’il aurait aimé être repêché par l’équipe de sa ville, les Cataractes, qui repêchaient au neuvième rang.

«C’est certain que j’aurais aimé ça, mais je suis super content d’être avec les Foreurs. N’importe quel joueur veut sortir le plus haut possible. (…) Et une fois que ton nom sort, le téléphone n’arrête pas. Je pense que ça prit deux jours pour répondre à tout le monde. Mon entraîneur des gardiens avec les Estacades, Steve Mongrain, qui est l’entraîneur des gardiens avec les Cataractes, m’a dit qu’il était déçu. Il ne m’a pas dit que les Cataractes m’auraient repêché, mais ça fait 5 ans que je travaille avec lui et tous les deux on aurait aimé continuer ensemble.»

Étant en secondaire 4 lors de la dernière année scolaire, le jeune Filion se trouve en quelque sorte chanceux de ne pas être un des finissants qui a vu son secondaire se terminer abruptement tout comme la saison de hockey. «On sait que le fait de ne pas avoir de bal de finissant pour les secondaires 5, ça fait beaucoup jaser. Au moins je n’ai pas manqué ça. Je trouve ça plate pour eux.»

Vincent Filion est parti avec ses parents pour Val-d’Or avec l’objectif de se tailler une place avec l’équipe afin d’obtenir le poste de deuxième gardien au côté de Jonathan Lemieux, le gardien de 19 ans déjà bien établi avec l’organisation. Il a été coupé et sera de retour avec les Estacades de Trois-Rivières.

Les amateurs de hockey se souviendront d’un grand gardien québécois à être passé dans l’organisation des Foreurs avec Roberto Luongo. Ce dernier avait été le deuxième choix au total par les Foreurs en 1995. Encore aujourd’hui, il s’agit du même entraîneur des gardiens à avoir prodigué des conseils à Luongo qui est en poste, Mario Baril.

«Il m’a appelé cet été et J’ai vraiment hâte de travailler avec lui si j’ai la chance. J’ai déjà participé à un camp de gardien de but l’an passé et il était là avec les autres entraîneurs des gardiens de chaque équipe. J’ai déjà fait une ou deux séances d’entraînement avec lui. C’était le fun de faire un drill avec, parce que même si c’est intense, il rendait ça amusant et j’avais le goût de continuer même si c’était difficile.»

L’athlète de 16 ans mentionne qu’il a déjà été mis au parfum de la grosse rivalité entre Val-d’Or et Rouyn. Il a aussi eu une belle surprise au cours de l’été alors que l’entraîneur-chef Daniel Renaud et le directeur général Pascal Daoust se sont arrêtés chez lui pour lui remettre son chandail des Foreurs à son nom.

«J’ai eu un conseil d’un ancien joueur de détester tout de suite les Huskies, indique-t-il en riant. La seule chose, c’est qu’on ne vivra pas la frénésie des partisans. C’est peut-être l’une des plus grosses rivalités de la ligue», conclut-il.

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