Une expérience père-fille hors du commun en Autriche
Rose-Hélène Labart a eu la chance de vivre une belle expérience en Autriche, alors qu’elle a pris part aux United World Games de Volleyball, portant fièrement les couleurs d’Équipe Québec. Derrière le banc, son paternel avait hérité du titre d’entraîneur-chef dans les semaines précédant l’événement.
C’est d’ailleurs ce dernier qui a aperçu la publication concernant les camps de sélection, sur les réseaux sociaux. “J’ai vu passer une publication sur Facebook comme quoi il y avait un camp de sélections pour former une équipe du Québec, à Trois-Rivières. Rose-Hélène s’est dit qu’elle pouvait bien essayer. À la suite de ces évaluations-là, on a reçu la confirmation qu’elle avait été sélectionnée pour faire partie de l’Équipe Québec U13”, raconte Pierre-Olivier Labart.
“Lorsque j’ai reçu, c’était beaucoup de joie!, témoigne l’athlète de 12 ans. Je m’étais dit que si j’étais prise, je ne serai pas étonnée, et si je n’étais pas prise, je ne serais pas étonnée non plus. On a bien performé là-bas. Je n’étais pas anxieuse parce que je trouvais qu’on avait une bonne équipe et qu’on avait un bon calibre de jeu. Je me disais que si on avait été prise, ce n’était pas pour rien! On a réussi à finir 9e sur 30.”
Pour le duo Labart, ce fut une première expérience très enrichissante, surtout en début de carrière. “J’ai commencé à jouer il y a quatre ans et je me suis améliorée rapidement. Lorsque j’étais en 3e et 4e année, je faisais du mini-volleyball alors j’ai vraiment commencé le volleyball en 5e et 6e année. Je ne croyais pas que ça m’amènerait à voyager en Autriche quelques années plus tard”, témoigne-t-elle.
“Rose-Hélène a eu la chance d’être coaché par Éric Lajoie, à Sainte-Bernadette (école des Bâtisseurs). Il est excellent au niveau technique et il apprend la base assez tôt aux filles, ajoute le paternel. Assez qu’elles ont rapidement compétitionné dans le réseau scolaire RSEQ, en 5e année, contre des filles de secondaire 1, alors leur développement évolue assez rapidement. Cette année, elles ont pris le deuxième rang au classement général, et la 4e place au régional.”
Rose-Hélène ne s’en cache pas, elle n’était pas peu fière d’avoir eu la chance de vivre une expérience internationale père-fille, lors de l’événement. “Ça faisait bizarre de voir mon père qui me coache, mais en même temps, je l’ai vraiment trouvé bon! On a voyagé en famille en plus, avec mon frère et ma mère. On a vécu de beaux moments en famille”, lance-t-elle.
“J’avais l’occasion de faire partie du personnel d’entraîneurs de mon garçon alors j’avais de l’expérience à ce niveau-là, explique Pierre-Olivier. Au moment d’inscrire Rose-Hélène, j’avais levé la main pour m’impliquer comme coach. Puis trois semaines avant le voyage, les horaires ont été dévoilés et le l’entraîneur-chef coachait l’équipe de sa fille là-bas, en même temps que l’équipe U13. C’est là qu’on m’a demandé si je pouvais coacher et j’ai saisi l’opportunité. Dans la même année, le fait de pouvoir coacher mes deux enfants, c’est assez exceptionnel. Ç’a été une super expérience pour moi là-bas, comme parent et comme coach”, conclut-il.
La Trifluvienne amorcera ses études secondaires – sans surprise – en Sport-études Volleyball, dès l’automne prochain.
