« On est pas satisfait, mais on est fier » – Marc-André Bergeron

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« On est pas satisfait, mais on est fier » – Marc-André Bergeron
C’est ce matin que les entraîneurs des Lions de Trois-Rivières, Éric Bélanger, Pascal Rhéaume et Alex Cousineau, ainsi que le vice-président et directeur général, Marc-André Bergeron, rencontraient la presse. (Photo : Jonathan Cossette - Hebdo Journal)

C’est ce matin que les entraîneurs des Lions de Trois-Rivières, Éric Bélanger, Pascal Rhéaume et Alex Cousineau, ainsi que le vice-président et directeur général, Marc-André Bergeron, rencontraient la presse.

« On savait dans quoi on s’embarquait, mais peut-être pas à autant de mouvements. On ne s’attendait pas à 80 joueurs (rires). Un moment donné, nous avons eu ce besoin de lâcher prise et nous avons été très résilients. Je suis convaincu que ça nous a rendu de meilleurs entraîneurs. Une chance qu’on s’entend bien également alors on s’amusait, toujours en prenant des décisions de groupe. Les gars m’ont toujours épaulé et ont toujours réussi à garder ça light. Nous étions en deuxième place au classement et on glissait, glissait et glissait. C’était difficile! », a d’abord confié coach Bélanger.

« Ce que je retiens, c’est que lorsque notre équipe avait les joueurs qui étaient censés être en uniforme, on était une des bonnes équipes de la ligue et lorsque nous avions une équipe compétitive, nous l’avons été! Pour l’an prochain, si j’ai à revivre ça, je vais revivre ça. Je n’ai jamais eu peur des défis. On a vécu des embûches, mais on s’est toujours relevé. »

Coach Bélanger et Coach Rhéaume ont confirmé lors retour l’an prochain, eux qui avaient un contrat deux ans en poche.

« Je serais très surpris que toute notre équipe revienne l’an prochain. On a des joueurs qui ont eu de très bonnes saisons et qui vont peut-être signer des contrats dans la Ligue américaine de hockey ou en Europe. Pour beaucoup de joueurs, notre ligue sert de tremplin pour se retrouver dans un calibre supérieur et faire plus de sous. On ne se le cachera pas! », a ajouté coach Bélanger.

« Coacher ici est le scénario idéal pour moi, vivre à la maison et venir à tous les jours ici », a pour sa part témoigné coach Rhéaume. « J’avais vécu la Ligue américaine de hockey alors je connaissais le calibre professionnel. Ce que j’ai aimé, c’est que tu as le temps de faire du vidéo avec les joueurs parce que c’est leur travail. On n’a pas à faire de liens avec l’école, ni avec les pensions et on deal avec des gars matures. Je trouve que c’est plus facile pour l’apprentissage. »

80 joueurs

De son côté, Marc-André Bergeron fut très occupé, lui qui a vu les Lions habiller 80 joueurs cette saison. « On ne peut pas être entièrement satisfait parce que l’objectif était de gagner le dernier match de la saison. Mais si on regarde il y a un an, les Lions étaient un projet embryonnaire et avec tout ce qui s’est passé cet hiver, et toutes ces situations inusitées, on ne peut qu’être énormément fier. Je me dois de saluer l’équipe hors glace également qui a fait un travail colossal dans cette année d’ajustements pour tout le monde. Ils ont fait preuve de dévouement et de résilience », a-t-il témoigné.

« C’est sûr que je ne m’attendais pas à autant de mouvements, mais ce fut beaucoup de recherches et d’analyses, beaucoup de temps devant l’ordinateur et une chance parce que dans le temps, j’aurais dû me promener d’aréna en aréna. Je connais maintenant beaucoup plus de joueurs et beaucoup plus de ligues et j’ai un fichier monstre de notes. On avait une très bonne entente avec Laval et notre aide a probablement porté fruit. On s’entend que cette saison, ce fut compliqué pour les trois paliers (Trois-Rivières, Laval et Montréal) de l’organisation avec la COVID-19 et les blessures. »

Questionné à savoir en quoi son travail avait été affecté lorsque la Ligue nord-américaine de hockey (LNAH) a créé un règlement concernant ses joueurs qui étaient prêtés aux équipes ECHL, Bergeron a confié que c’était venu compliquer les choses et qu’il aurait aimé le savoir avant qu’un règlement ne fasse son apparition du jour au lendemain.

« On est déjà au travail pour l’an prochain. Sans mentionner de noms, il y a des joueurs à qui j’ai déjà offert de revenir avec nous, mais plusieurs de nos joueurs veulent étudier leurs options cet été. C’est sûr qu’on veut continuer à recruter plusieurs francophones. D’un autre côté, on ne s’empêchera pas non plus de signer des joueurs qui ne sont pas des Québécois », a ajouté le directeur général.

« Je ne sais pas si mon travail va être autant compliqué (l’a prochain), mais il va être plus précis, disons. On partait de zéro, avec aucun joueur, tandis que là, certains joueurs seront de retour l’an prochain. Ce ne sera pas plus facile, mais ça va être moins at large », a-t-il conclut.

Maintenant, le 1er juin sera la date de remise par la ECHL de tous les noms de joueur dont les Lions vont détenir les droits. Le 13 juin, il s’agira de la finalisation des considérations futures. Les Lions devront céder une considération dans l’échange amenant Anthony Nellis à Trois-Rivières, et ils recevront une considération obtenue dans l’échange envoyant Cédric Desruisseaux aux Nailers de Wheeling.

Le 15 juin, les Lions devront rendre leur alignement de fin de saison tandis que le 30 juin, les joueurs sur la liste des Lions qui n’ont pas été signés pourront recevoir une offre qualificative de la part de Bergeron pour s’assurer de conserver leur droit, entre autres. Les équipes pourront soumettre huit offres au total.

 

 

 

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