Le rugby junior trifluvien sort de l’anonymat

Par superadmin
Le rugby junior trifluvien sort de l’anonymat
Félix-Antoine Foisy Foucreault

À Trois-Rivières, même s’il fait moins les gros titres que d’autres disciplines, le rugby n’en est pas moins présent. Quelques adeptes pratiquent toujours ce sport et une relève se pointe à l’horizon.

Un peu plus d’une douzaine de jeunes joueurs se réunissent chaque semaine au sein de l’équipe masculine de rugby junior de Trois-Rivières.

Selon Lucie Lampron, présidente de l’Association régionale de rugby de la Mauricie (ARRM), il s’agit d’un retour aux sources après quelques années de vaches maigres.

«Plusieurs régions du Québec ont des problèmes d’effectifs. Pour pallier cette situation, nos gars sont présentement jumelés à ceux de la région de Québec pour disputer les parties et la cohabitation se fait bien», informe-t-elle.

Une progression constante

Signe que le rugby trifluvien se porte de mieux en mieux, quatre joueurs d’ici représenteront la province avec l’équipe du Québec des moins de 18 ans lors des Championnats de l’Est du Canada qui débutent vendredi en Nouvelle-Écosse. Les heureux élus sont Alexandre Veillette, Félix-Antoine Foisy Foucreault, Charles-Ludwig Soltendieck De Rainville et Olivier St-Arnaud.

«Le rugby est un sport marginal ce qui fait en sorte que quelquefois on se retrouve en difficulté. Nous avons eu un creux il y a quelques années alors c’est intéressant pour nous de voir la progression du rugby junior. Plusieurs font le saut avec les Braves pour nous remplacer», souligne Vincent Roy de la formation masculine senior des Braves de Trois-Rivières.

Le scolaire

Le sport est également en voie de se trouver une niche dans les écoles de la Mauricie.

«On voit qu’il y a de plus en plus de joueurs qui s’intéressent au rugby, mais il faut que ça parte avec l’implantation dans les écoles. C’est beaucoup plus facile de faire de la publicité pour le sport à l’intérieur de ces murs, car si ça devient populaire, ça va grossir encore plus vite. Il n’y a pas beaucoup d’ouverture à l’extérieur du réseau scolaire», divulgue Charles-Ludwig.

Changer les mentalités

À l’ARRM et Rugby Québec de nombreux efforts sont faits pour modifier la perception de la population vis-à-vis le rugby.

«On veut que les jeunes se développent de façon sécuritaire et changer la mentalité persistante du «On joue, on se rentre dedans et on prend un coup!»», explique Mme Lampron. «Malgré les apparences ce n’est pas un sport si violent que ça. Il n’y a pas de contacts à tous les jeux comme au football», soutient Félix-Antoine. «Au rugby, quand tu sais plaquer ça ne fait même pas mal», assure Charles-Ludwig.

Une grande famille

D’après Vincent Roy, il existe un bassin d’environ 50 joueurs de rugby junior et senior de niveau civil à Trois-Rivières et presque autant au niveau scolaire.

«On crée des liens avec les joueurs d’ici et d’ailleurs, car on passe une bonne partie de nos fins de semaine ensemble», fait savoir Alexandre, joueur-entraîneur de la formation junior.

«Le rugby, c’est un petit univers alors tout le monde se connaît», confirme Félix-Antoine.

L’avenir

Le rugby fera son entrée aux Jeux olympiques de 2016. Plus près de nous, il sera de la programmation de la prochaine Finale des Jeux du Québec à Gatineau, une première.

«Je veux que le rugby mauricien soit assez fort pour être représentatif lorsque les Jeux du Québec seront présentés à Shawinigan en 2012», conclut Mme Lampron.

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