La ringuette dans l’ombre du hockey féminin

Par Martin Sylvestre
La ringuette dans l’ombre du hockey féminin

Jadis fort populaire, la ringuette a perdu quelques plumes au fil des ans.

En Mauricie, la discipline retrouve graduellement sa place dans le cœur des athlètes. Aujourd’hui, près de 90 joueuses sont rassemblées au sein de l’Association de ringuette de Trois-Rivières.

Ces dernières, originaires de la rive-sud et de plusieurs localités de la Mauricie, font partie des différentes formations allant de la catégorie pré-moustique (4-7 ans) jusqu’à la classe intermédiaire (25 ans et plus).

Selon Marie-Pier Bouchard, présidente de l’Association de ringuette de Trois-Rivières, divers facteurs peuvent expliquer la baisse de popularité de ce sport lors des dernières années.

«Avant, on retrouvait de la ringuette à Trois-Rivières, Bécancour et Shawinigan, mais lorsque le hockey féminin est arrivé beaucoup de filles ont décidé de faire le saut. Les raisons évoquées étaient qu’elles jouaient trois périodes au lieu de deux de quinze minutes, qu’elles avaient plus de temps de glace et que c’était plus connu. Mis à part le hockey féminin, il n’y a pas vraiment de raisons pour lesquelles la ringuette n’est pas populaire ici», avise-t-elle.

«Pour ma part, on m’a souvent posé la question pourquoi je jouais. J’ai déjà essayé le hockey féminin et je le trouve beaucoup moins rapide à des niveaux équivalents. De plus, je crois que la ringuette est davantage un sport d’équipe. Contrairement au hockey, nous devons faire des hors-jeu pour avancer. Cette situation fait en sorte que nous sommes toujours en accélération sinon on retarde le jeu», ajoute-t-elle.

Pourquoi choisir la ringuette?

La méconnaissance du sport et l’attrait du hockey féminin peuvent faire en sorte que des joueuses potentielles ne joignent pas les rangs de la ringuette.

Même si l’équipement est pratiquement le même qu’au hockey, les différences sont assez majeures. En plus des règlements et de l’absence de palette sur le bâton, les grilles des casques sont également adaptées à la discipline.

«On invite les gens à venir essayer. Par exemple, pendant le congé des Fêtes, notre club (intermédiaire A) organise une partie contre des joueurs de hockey et ce n’est pas drôle. Tout d’abord, les gars n’aiment pas ça et chialent contre les règlements. Par la suite, ils se rendent comptent que la ringuette ce n’est pas si facile. Il faut l’essayer pour voir que ce n’est pas n’importe qui qui peut jouer», soutient Mme Bouchard.

Des saisons particulières

La saison d’un club de ringuette comporte quelques particularités dépendamment du niveau.

«Les équipes plus jeunes jouent des saisons régulières puisque nous sommes affiliés avec la Ligue de ringuette Rive-Nord. En ce qui concerne les équipes plus vieilles, à partir du juvénile, nous faisons seulement des tournois en raison de la disponibilité des heures de glace», mentionne la présidente de l’association trifluvienne.

D’après Mme Bouchard, l’avenir s’annonce prometteur pour la ringuette en Mauricie.

«Si nous continuons à prendre de l’expansion, avec l’ajout d’une vingtaine de filles, je crois que nous aurons une belle association d’ici cinq ans. Présentement, nous sommes comparables aux associations de Laval et de Deux-Montagnes qui sont en déclins comparativement à nous», conclut-elle.

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