Jeux du Québec: une amitié née dans la compétition
JEUX DU QUÉBEC. Sur le terrain, Laurence et Annabelle portent deux chandails différents. L’une représente la Mauricie, l’autre l’Est du Québec. Mais malgré leur statut de compétitrices, les deux jeunes heptathloniennes ont développé une amitié solide au fil des années, à force de s’affronter dans les mêmes épreuves.
“On est compétitrices, mais c’est différent de ce qu’on voit chez les sprinteurs, par exemple. Nous, on passe deux jours ensemble, on attend dans les mêmes chambres d’appel, on s’assoit sur le gazon, on vit les mêmes affaires. C’est normal qu’on finisse par se rapprocher”, explique Annabelle.
Laurence a vécu une compétition difficile à Trois-Rivières. Elle a dû puiser dans ses ressources mentales pour aller jusqu’au bout. “Souvent, on a juste le goût d’arrêter, confie-t-elle. Hier, ce n’était pas facile. Mais j’ai continué, épreuve après épreuve. J’ai fini. Pas avec le sourire, mais j’ai fini.”
Son entraîneur, Cédric Tremblay Fournier, souligne sa combativité. “Malgré la petite déception de ne pas être sur le podium, ce qu’elle a réussi à faire comme athlète, c’est majeur. Elle a respecté son plan de match et donné tout ce qu’elle avait.”
Laurence et Annabelle ne s’affrontaient pas pour la première fois. Elles ont souvent été en compétition ensemble dans les pentathlons et heptathlons, notamment depuis les Jeux à Rimouski. Ce lien, tissé dans le sport, leur permet de mieux comprendre ce que vit l’autre, même au cœur d’un événement aussi exigeant.
“Si une va moins bien, on le sait tout de suite. On s’aide”, dit Annabelle simplement.
Sur la piste, elles courent l’une contre l’autre. Mais dans les faits, elles avancent ensemble.
