France Denis, le ciment des Diablos

Par superadmin
France Denis, le ciment des Diablos
France Denis en est à sa 27e année dans le rôle de thérapeute sportif avec le club de football des Diablos du Cégep de Trois-Rivières

Souvent dans l’ombre, les thérapeutes sportifs sont essentiels à la bonne marche de chaque équipe sportive. Chaque semaine, ils sont un facteur important entre la victoire et la défaite. Il y a 27 ans, le club de football des Diablos du Cégep de Trois-Rivières mettait le grappin sur un homme d’exception en la personne de France Denis.

La relation entre les Diablos et M. Denis est bien plus qu’une simple histoire de longévité: c’est une véritable passion qui se poursuit d’année en année.

Il fait notamment partie des rares à avoir vécu l’avant Martin Croteau. Rappelons que l’entraîneur-chef des diables rouges célèbre son 20e anniversaire au sein du personnel d’entraîneurs de l’organisation.

«J’ai débuté en 1986, à 26 ans. Le secret est la passion. Je suis un sportif et ma vie tourne autour du sport. C’est simple j’en ai fait toute ma vie. Ce qui m’a amené en thérapie sportive est que j’aimais le côté humain et médical que ça apportait. J’ai fait le bon choix, car ça m’a permis de participer à plusieurs événements exceptionnels comme des championnats canadiens ou des voyages en Europe avec les Patriotes. Aujourd’hui, si je suis connu un peu à Trois-Rivières, c’est grâce à ça», expose-t-il.

En plus de devoir rafistoler, soulager et amenuiser les blessures aux joueurs, le rôle d’un thérapeute dans un club sportif comporte également certaines tâches de confident.

Ces derniers, à mi-chemin entre le vestiaire et la chambre des entraîneurs, reçoivent leur lot d’informations.

Afin de ne pas briser le lien qui unit tout ce beau monde, un mot s’impose: la confiance. C’est justement de cette manière que M. Denis décrit sa relation avec l’entraîneur-chef des Diablos.

«Au début c’est toujours plus difficile, mais Martin me fait confiance à 150%. Nous avons une relation privilégiée. Je l’ai même traité quand il jouait. La même chose est également vraie avec les joueurs», soutient l’homme de 53 ans.

Signe que la relation entre Martin Croteau et France Denis est dure comme le roc, si l’un des deux venait à quitter le navire, l’autre le suivrait dans les instants suivants.

«C’est la même chose avec l’autre thérapeute Mike Lacombe», transmet M. Denis

«Si France s’en allait, ça remettrait en question mon implication au sein de l’équipe. Avec Michel, il s’occupe du médical et je n’ai pas à me casser la tête sur ce point. C’est lui qui décide si un jeune est apte à jouer ou non. Il ne fera jamais passer l’équipe avant la santé du joueur et nous vivons très bien avec ça. Il a une grande importance avec nous», avoue Croteau.

Les événements marquants

Pendant toutes ces années où il a été dans le vestiaire et sur les lignes de côté des Diablos, France a côtoyé de nombreux joueurs et vu son lot d’événements. Certains l’ont marqué un peu plus que d’autres.

«C’est certain que les plus beaux moments sont les différentes conquêtes du Bol d’or, surtout le premier que nous avons gagné en 1991 avec Dany Rousseau. Par la suite, nous en avons remporté cinq avec Martin au début des années 2000. Chaque Bol d’or est unique sauf que le premier est davantage marquant», affirme-t-il.

«Parmi les joueurs que j’ai vus évoluer, sans dénigrer les autres, pour moi le top des tops est le porteur de ballon Jean-Michel Paquette. Dans mon livre à moi, personne ne peut s’approcher de lui. C’était une machine, un serpent, bref tout sauf un être humain. Il avait huit gars sur lui et il réussissait à s’en sortir», image le vétéran thérapeute.

La relève

Sans nécessairement dire qu’il en est à ses derniers milles avec la formation, France est conscient qu’il lui reste moins de temps à donner qu’auparavant pour le club de football collégial. Ce dernier espère qu’une relève se pointera le bout du nez très bientôt.

«C’est impossible, car malheureusement les jeunes qui terminent leurs études n’ont pas le désir de s’impliquer à moins qu’il n’y ait de la "grosse" argent au bout. Il y en a qui viennent, mais après un an ou deux ils ne reviennent plus», explique celui qui consacre de 20 à 25 heures par semaine aux Diablos en plus de son horaire normal.

«Ce n’est pas seulement lors des parties et des pratiques. Nous faisons aussi tout le suivi médical lorsqu’un joueur est blessé en prenant les rendez-vous auprès des professionnels de la santé. Malgré tout, ce qui fait ma plus grande fierté, c’est le retour au jeu du joueur. C’est tellement gratifiant être thérapeute sportif. Ça a plein de beaux côtés», conclut M. Denis.

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