Être arbitre, un métier pour passionnés seulement

Par Martin Sylvestre
Être arbitre, un métier pour passionnés seulement
Éric Gosselin est un passionné de hockey et président des arbitres de Trois-Rivières. Match après match

Le métier d’officiel de hockey n’est pas de tout repos. Souvent, les arbitres chargés de faire respecter les règles du jeu reçoivent une quantité d’injures parmi les plus variées. Heureusement, une relève se pointe à l’horizon pour aider les vieux routiers de la surface glacée.

Cette année, 84 valeureux guerriers ont pris le flambeau de l’arbitrage. Parmi eux, près du quart sont des recrues. La relève s’intéresse donc à ce métier trop souvent laissé pour compte. Pour officialiser lors des joutes de hockey, une formation est nécessaire et se déroule annuellement au cours du mois de septembre. Éric Gosselin agit comme président des arbitres du Trois-Rivières métropolitain et fait son travail d’officiel à plus de 100 reprises au cours d’une saison. Depuis maintenant 15 ans ce jeune vétéran en a vu des vertes et des pas mûres dans les joutes auxquelles il a été impliqué. Aujourd’hui, son cheminement l’a mené jusqu’à la Ligue nord-américaine de hockey. Sa passion du hockey et son passé de joueur ont pesé lourd dans la balance lorsqu’il a sauté à pieds joints dans l’arbitrage. «À un certain moment j’ai réalisé que je n’avais plus vraiment d’avenir comme joueur de hockey mais que j’avais toujours la passion du jeu. Ma décision a donc été naturelle et comme officiel je fais ce que j’aime. Présentement j’arbitre avec tout le monde, autant dans les ligues seniors qu’au hockey mineur. J’aime enseigner mes connaissances aux jeunes et ainsi former une relève adéquate. L’important c’est d’avoir du plaisir, » admet l’ancien officiel au niveau provincial.

Faire respecter les règles Selon Éric Gosselin, pour faire respecter les règles sur la patinoire et devenir un bon arbitre l’aspirant doit posséder quatre qualités. Une bonne dose de confiance en soi, de l’autorité, une connaissance accrue des règlements et une impartialité à toute épreuve sont les premiers items que transmet le Trifluvien. «C’est clair que ce n’est pas facile tout le temps. Il faut se faire une carapace, car les entraîneurs, les joueurs et les partisans te crient des insultes. J’en ai reçu en masse des bières, des poubelles et du café sur la tête. Malheureusement, probablement que la moitié des nouveaux officiels vont quitter à la fin de la saison en raison de cette problématique, » déplore le président des arbitres trifluviens. Ce pilier de l’arbitrage a déjà fait équipe avec Éric Furlatt, Michel Jr Cormier, Jean Hould et Frédéric L’Écuyer qui laissent ou ont déjà laissé leurs marques dans le monde des arbitres. De plus, Éric Gosselin possède comme responsabilité l’affectation des arbitres de hockey mineur secteur Cap-de-la-Madeleine et celui du senior A de la Mauricie. Même s’il n’a jamais officialisé dans la Ligue Nationale, il a participé à de nombreux championnats provinciaux. À 31 ans il possède toujours des papillons dans l’estomac avant le début d’une partie et c’est ce qui le pousse à continuer.

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