David Nollet déçu, mais plus fort

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Par Jonathan Cossette
David Nollet déçu, mais plus fort

Le Trifluvien David Nollet ne peut cacher sa déception d’avoir perdu une saison complète sur le circuit des hommes forts du Canada. Comme ce fut le cas dans la majorité des sports, la quasi-totalité des compétitions a été annulée les unes après les autres.

«C’est une année de perdue sans compétition alors c’est dommage. J’étais vraiment prêt comme jamais physiquement, et mentalement encore plus, ce qui avait fait défaut l’an passé», confie-t-il.

«On devait avoir le Championnat canadien Pro le 10 octobre, mais lui aussi a été remis à l’an prochain. J’ai quand même pu animer le Championnat provincial et le Championnat canadien Amateur qui se sont tenus à la fin du mois de septembre, avec succès. Bref, le temps passe et je vieillis alors je trouve bien dommage de perdre une année de compétitions, mais ça me laisse un hiver de plus pour être encore plus fort et plus prêt.»

L’homme fort trifluvien s’ennuie non seulement de son sport, mais également des fans.

«On ne sait pas quand ni comment on va revenir, mais on a hâte. On pratique le sport pour se dépasser et généralement comme thérapie de vie aussi (rires). Le public me manque et les enfants qui sont toujours impressionnés lorsqu’on lève une voiture me manquent», concède-t-il.

«On ne devient pas homme fort, on naît homme fort, alors c’est ancré en moi. Ça reste plus qu’une passion, mais aussi un exutoire thérapeutique avant tout. Je vis un peu à la Dr. Jekyll et Mr. Hyde. Il y a la vie au quotidien où je me fais un devoir de toujours être un gentleman en tout temps, et il y a le gym et les compétitions où la «bête» peut sortir. C’est aussi là qu’on peut se défoncer pour être le meilleur possible et pour être fier et rendre les autres fiers de nous.»

Le métier d’homme fort exige une certaine routine quotidienne et une discipline de vie hors du commun. Avec la fermeture des centres d’entraînement, certains athlètes ont cependant pris la décision d’accrocher leurs souliers.

«Il faut trouver des solutions et trouver quelqu’un pour fabriquer du matériel. De notre côté (lui et sa compagne Josée De La Chevrotière, également femme forte), on a été chanceux d’avoir un coup de main de la part d’un gars de Saint-Léonard-d’Aston. C’est tellement rare! On a changé de gym en juin et on a acheté beaucoup de matériels et de poids pour la maison. On est aussi chanceux d’être un couple qui a la même passion. Disons que ça facilite les choses», conclut-il.

 

 

 

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