Carnet de voyage #4 : les générations des Ménard à Saint John

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Par Patrick Vaillancourt
Carnet de voyage #4 : les générations des Ménard à Saint John
Le père, le grand-père, et l'oncle d'Isaac Ménard, Martin Ménard, Guy Ménard, et Francis Noël arborent fièrement un chandail des Cats avec le nom Ménard dansle dos. (Photo : Hebdo Patrick Vaillancourt)

CHRONIQUE. Il n’y a pas de hasard dans la vie, seulement de belles coïncidences. J’avais besoin d’une photo incontournable. Tout juste avant le match entre les Cataractes et les Bulldogs jeudi, je marche vers le centre-ville sous un soleil de plomb. Trois hommes attendent le signal de la lumière piétonnière pour traverser une rue, les trois portent fièrement un chandail de leur favori. « Go Cats Go! En plus on est ici pour une raison familiale! » Une discussion s’entame avec le père, le grand-père et l’oncle du défenseur Isaac Ménard.

Le père Martin Ménard, le grand-père Guy Ménard, et l’oncle Francis Noël sont à Saint John depuis le début du tournoi pour encourager Isaac. L’opportunité d’une vie pour le trio familial. D’abord ils étaient entre hommes, puis leur conjointe venait les rejoindre pour le match d’hier. La fierté se lisait sur leur visage et dans leurs yeux.

« C’est incroyable ce qu’on vie. Ça va toujours rester des moments inoubliables, lance le père Martin. C’est le fun de vivre ça en famille. En plus, l’équipe va bien! »

« Ça ne peut pas faire autrement que de bien aller! », rétorque le grand-père du tac au tac. 

En défense, il y a les piliers avec les vétérans Zachary Massicotte et Martin Has, et il y a ce trio de jeunes composé d’Angus Booth, Jordan Tourigny et Isaac Ménard. Ces jeunes mangent des minutes et ils se démarquent en freinant les gros attaquants adverses malgré leur petit gabarit.

« Depuis qu’Isaac est tout petit, il a gravi les échelons. Ils arrivent là et ils sont dans la game, ils sont capables de jouer contre les meilleurs contre des joueurs qui sont déjà repêchés. Ils n’ont pas l’air de pee-wee. Les jeunes défenseurs font le travail, c’est beau à voir! », exprime le père.

Pour un grand-père, la fierté est encore plus palpable. « J’ai joué au hockey à un bon niveau. J’ai coaché mon fils Martin, et j’ai toujours suivi Isaac. Je me dis dans ma vie de vivre quelque chose comme ça, il faut que j’en profite sinon je vais le regretter. »

Le fort esprit d’équipe des Cataractes, ça revient constamment. Ça peut être un cliché dans le monde du sport, mais pas cette fois. « Isaac m’en parle souvent, ils sont vraiment soudés. Ça vient de l’entraîneur Daniel Renaud qui est un pédagogue et un psychologue incroyable. C’est magnifique de voir ça. Mavrik l’a dit, il va jouer pour le gars à sa droite et à sa gauche. On est bien fier », ajoute Martin Ménard.

Les Ménard résident à Trois-Rivières. Le père Martin racontait qu’il se souvient de son fils alors qu’il coachait les petits Nordiques à Québec. « On partait de Trois-Rivières à 5h le matin pour aller pratiquer au Peps de l’Université Laval. On mettait du Bob Bissonette avec la chanson « Mettre du tape su’ ma palette », et sérieusement, jamais, jamais, jamais qu’il m’a dit qu’il ne voulait pas y aller. Tout le temps le sourire pour aller vers Québec. Il voulait vraiment. Son but c’est d’aller dans la LNH, et honnêtement il fait tout pour y arriver! »

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