Une nouvelle entente de principe entre la Ligue canadienne de football et ses joueurs

La Presse Canadienne
Une nouvelle entente de principe entre la Ligue canadienne de football et ses joueurs

L’Association des joueurs de la Ligue canadienne de football a ratifié un nouveau contrat de travail, jeudi soir.

L’AJLCF en a fait l’annonce via un courriel.

Le vote de ratification est survenu après que les deux parties aient convenu d’une entente provisoire de sept ans.

La ratification s’est faite deux jours après que le commissaire Randy Ambrosie ait déposé une offre qualifiée de finale.

Suite au dénouement de jeudi soir, Ambrosie a dit ceci par communiqué:

«Nous sommes heureux d’apprendre que les joueurs ont ratifié la nouvelle convention collective. Le (bureau) des gouverneurs procédera à son vote de ratification sous peu. Nous anticipons une saison couronnée de succès et un long et productif partenariat avec nos joueurs.»

 Le calendrier préparatoire débutera vendredi soir, comme prévu.

Les Alouettes de Montréal disputeront un premier match hors-concours samedi soir, à Hamilton.

L’AJLCF n’a pas offert de détails quant au résultat du vote. Des joueurs d’au moins six clubs sur neuf devaient voter en faveur pour que ce soit ratifié, avec la règle du 50 pour cent plus un.

Lundi, les joueurs ont refusé une entente qui a été recommandée par le syndicat. Celui-ci recommandait aussi d’accepter l’entente de jeudi.

Il y aurait dans chaque formation sept partants canadiens cette saison et 21 joueurs du pays.

En 2023, ce serait huit partants canadiens, dont un nationalisé (un Américain ayant passé cinq ans au sein de la LCF, ou au moins trois ans avec la même équipe).

En 2023, les équipes pourront utiliser en rotation deux joueurs de ce type jusqu’à 49 % des jeux, en attaque ou en défense.

Les équipes peuvent passer à trois Canadiens nationalisés en 2024; les deux clubs ayant eu recours au plus grand nombre de Canadiens à la fin de la saison recevront des choix supplémentaires au repêchage.

La LCF fournira également 1,225 M $ dans un pool de ratification pour les joueurs.

Le plafond salarial pour 2022 reste 5,35 M $. Il sera 5,51 M $ en 2023, jusqu’à 5,99 M $ en 2028.

Les deux parties étaient en désaccord concernant le ratio canadien.

Mercredi dernier, la LCF et la CFLPA ont conclu une entente provisoire de sept ans, mettant fin à une grève de quatre jours de sept des neuf équipes de la ligue. 

À première vue, il semblait y avoir de nombreux points positifs pour les joueurs, notamment un modèle de partage des revenus, la possibilité de rouvrir le pacte dans cinq ans (une fois expiré le contrat de diffusion) et la possibilité, pour des vétérans, de négocier des contrats partiellement garantis.

Mais l’entente prévoyait également que les équipes de la LCF augmenteraient le nombre de partants canadiens de sept à huit. Le joueur de plus serait un Canadien nationalisé.

Trois autres Canadiens nationalisés pourraient prendre part à jusqu’à 49 % des jeux, et l’accord n’incluait pas de bonus de ratification.

Malgré une recommandation d’acceptation du syndicat, les joueurs ont voté contre la ratification de l’accord.

Mardi, Ambrosie a dévoilé une proposition modifiée qui comprenait un pool de ratification d’un million $ et l’abolition des trois Canadiens nationalisés jouant lors de 49 % des jeux. Il a cependant réduit le nombre de partants canadiens à sept, dont un Canadien nationalisé.

Ambrosie avait fixé comme heure butoir pour l’accepter minuit jeudi. Il avait mentionné que si les joueurs rejetaient l’offre et choisissaient de reprendre la grève, ils devraient quitter leurs sites d’entraînement.

C’était la deuxième fois qu’Ambrosie rendait publique une offre dite finale à l’AJLCF. 

Le 14 mai, il a publié une lettre aux fans sur le site Internet de la LCF, détaillant la proposition de la ligue aux joueurs, quelques heures avant la fin de l’ancienne convention collective.

Le lendemain, les joueurs de sept équipes ont choisi de ne pas se présenter à l’entraînement et se sont mis en grève. 

Les Elks et les Stampeders ont amorcé leurs camps comme prévu parce qu’ils n’étaient pas en position de grève légale, vu des lois provinciales du travail.

Il ne s’agissait que du deuxième arrêt de travail dans l’histoire de la ligue et du premier depuis 1974.

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