Tout joue en faveur des États-Unis pour la Coupe des présidents

Doug Ferguson, The Associated Press
Tout joue en faveur des États-Unis pour la Coupe des présidents

CHARLOTTE, N.C. — La dernière Coupe des présidents a été si serrée que l’équipe internationale est repartie avec l’espoir renouvelé d’avoir ce qu’il faut pour venir à bout des puissants Américains.

Cela semble maintenant bien loin.

Bien sûr, la pandémie de COVID-19 a reporté la Coupe des présidents d’un an. Mais plus perturbatrice a été l’arrivée du circuit LIV financé par l’Arabie saoudite qui a privé le camp international de golfeurs expérimentés.

«C’est quelque chose que nous attendions avec impatience depuis trois ans», a affirmé le champion de l’Omnium britannique, Cameron Smith, puis 20 jours plus tard, on a officiellement appris qu’il faisait défection pour se joindre au circuit rival.

Le Chilien Joaquin Niemann et l’Australien Marc Leishman ont également opté pour les dollars de la LIV Golf deux jours seulement avant que l’équipe internationale de 12 golfeurs ne soit complétée. Louis Oosthuizen, tellement efficace à la Coupe des présidents qu’il revendique un record de victoires sans jamais jouer pour une équipe gagnante, a été parmi les premiers à se joindre au circuit controversé.

On a demandé au capitaine américain Davis Love III s’il se sentait mal pour Trevor Immelman, nommé capitaine de l’équipe internationale bien avant que LIV ne soit autre chose qu’un chiffre romain.

«Je me sens mal pour le golf en ce moment à la lumière des récents événements, a reconnu Love. Je me sens mal pour nous tous, vraiment. Mais Trevor a un travail à faire, et c’est de réunir 12 golfeurs prêts à jouer, et il va se concentrer là-dessus.»

La 14e édition des matchs entre les Américains et une équipe internationale composée de joueurs de l’extérieur de l’Europe commence jeudi au club Quail Hollow, et elle semble être aussi inégale que le palmarès le suggère.

Les Américains n’ont perdu qu’une seule fois, en 1998 au Royal Melbourne en Australie, des matchs qui se sont terminés 12 jours avant Noël. Il y a eu une égalité en Afrique du Sud, puis huit conquêtes consécutives des États-Unis.

Les États-Unis ont infligé il y a à peine un an sa pire défaite à l’Europe à la Coupe Ryder, 19-9 à Whistling Straits, avec une équipe jeune et affamée.

Les Américains n’ont pas été à l’abri des défections — Dustin Johnson, Brooks Koepka et Bryson DeChambeau ont fait partie de cette équipe de la Coupe Ryder — bien qu’il n’est pas certain qu’ils auraient fait partie de cette équipe. Johnson n’a pas gagné sur le sol américain depuis le Tournoi des Maîtres en novembre 2020, tandis que les autres tentent un retour après une blessure.

Et l’état du golf américain est tel que des remplaçants sont facilement trouvés. Les 12 joueurs réunis font partie des 25 meilleurs au classement mondial.

L’équipe internationale compte seulement trois joueurs parmi les 25 premiers — l’ancien champion du Tournoi des Maîtres Hideki Matsuyama, Sungjae Im et Tom Kim, un Sud-Coréen de 20 ans qui n’était même pas considéré jusqu’à ce qu’il remporte le championnat Wyndham il y a six semaines.

Immelman fait appel à huit recrues de la Coupe des présidents à Quail Hollow. Seulement trois joueurs de son équipe ont remporté des tournois cette année. Et seulement deux — Matsuyama et Adam Scott — ont remporté des tournois majeurs.

L’équipe de Love ne compte que trois joueurs qui n’ont pas gagné cette année. Cela inclut le double champion en tournois majeurs Collin Morikawa et Cameron Young, la recrue du circuit PGA qui a terminé deuxième cinq fois et qui est venu deux fois à un coup de remporter un tournoi majeur.

Les Américains alignent bien cinq recrues à la Coupe des présidents, mais deux d’entre eux (Morikawa et Scottie Scheffler) ont disputé la Coupe Ryder, et deux autres (Sam Burns et Max Homa) ont remporté trois victoires au circuit PGA au cours des 12 derniers mois.

Immelman ne cache pas sa déception de ne pas pouvoir compter sur Oosthuizen, Smith et Niemann et d’autres qui étaient considérés comme les têtes d’affiche.

Il mise toutefois sur 12 joueurs qui voulaient faire le voyage à Quail Hollow. Ceux qui ont préféré les lucratives bourses de la LIV Golf savaient qu’ils risquaient une suspension du circuit PGA, ce qui signifiait ne pas participer à la Coupe des présidents.

«Quand les joueurs ont décidé de me demander d’être leur capitaine au début de 2020 — c’était avant la pandémie, avant que le golf professionnel ne soit divisé — j’ai adopté un ensemble de règles, et notre équipe est basée sur la loyauté, a confié Immelman. Notre équipe est une équipe qui tient parole. Nous respecterons ces règles.

«Ce sont les 12 joueurs qui voulaient être éligibles. Ce sont les 12 joueurs qui voulaient faire partie de l’équipe. Finalement, ce sont les 12 que je veux.»

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