Swiatek abordera Roland-Garros gonflée à bloc, après avoir signé 28 victoires

Howard Fendrich, The Associated Press
Swiatek abordera Roland-Garros gonflée à bloc, après avoir signé 28 victoires

PARIS — La nouvelle joueuse no 1 au monde, Iga Swiatek, connaît présentement une séquence irrésistible de 28 victoires, qui n’a été surpassée que trois fois depuis le début des années 2000 — Venus Williams (35 en 2000), Serena Williams (34 en 2013) et Justine Henin (32 en 2008), toutes d’ex-no 1 mondiales qui un palmarès bien garni en tournois du Grand Chelem. 

Bref, un groupe sélect. 

«Je suis consciente de la pression qui l’accompagne, et je sais que sur la terre battue, les médias vont me considérer comme étant la favorite», a confié Swiatek, la championne à Roland-Garros en 2020, qui affrontera la 121 raquette mondiale Lesia Tsurenko au premier tour lundi. 

«Mais honnêtement, je ne sais pas à quoi m’attendre, parce que ce sera la première fois que je serai dans la position de no 1 mondiale, a expliqué la Polonaise. Une chose que je sais, c’est que je vais m’amuser sur la terre battue… Je suis toujours plus motivée à l’approche de Roland-Garros, donc je vais en profiter, c’est certain.»

La joueuse âgée de 20 ans a gagné ses cinq derniers tournois, et 42 de ses 43 dernières manches. 

«Elle met de toute évidence la barre très haute, a admis la championne des Internationaux des États-Unis en 2019, l’Ontarienne Bianca Andreescu. C’est très inspirant.»

Tout le monde dans l’univers du tennis s’en rend compte. 

«Elle est dynamique. Elle est naturelle. Elle est jeune, a résumé le détenteur de 13 titres aux Internationaux de France, Rafael Nadal. Et elle semble inarrêtable.» 

Peut-être pas jusque-là. Car Swiatek est consciente qu’une telle séquence ne sera pas éternelle. 

Si elle parvient toutefois à la prolonger de sept matchs, étalés sur un peu moins de deux semaines, alors la première joueuse polonaise classée no 1 mondiale pourrait s’adjuger un deuxième titre majeur en carrière. 

«Je suis consciente que cette séquence peut se terminer très bientôt, donc je ne serai pas, vous savez, triste lorsque ça se produira, a dit Swiatek, lucide. C’est très sain d’aborder ça de cette manière.»

Voici d’autres sujets de conversion à l’aube du deuxième tournoi majeur de la campagne: 

CHAMPIONNE EN TITRE

La championne en titre des Internationaux de France, la Tchèque Barbora Krejcikova, ignorait si elle allait être en mesure de défendre son titre en raison d’une blessure au coude droit qui tarde à guérir. 

«Je n’ai pas vraiment d’attentes, a confié Krejcikova, qui est la deuxième joueuse au monde après avoir abordé Roland-Garros au 33e échelon l’an dernier. En ce moment, je suis en santé. J’espère que ça va rester ainsi. Et j’ai l’impression d’être bien mentalement.»

TABLEAU DÉSÉQUILIBRÉ

Le tableau principal masculin est carrément déséquilibré: la moitié supérieure du tableau est occupée par le champion en titre et no 1 mondial Novak Djokovic, le détenteur de 13 titres sur la terre battue parisienne Rafael Nadal, l’étoile montante du tennis espagnol Carlos Alcaraz, le no 3 mondial Alexander Zverev et, bien sûr, le Québécois Félix Auger-Aliassime. 

«Assez relevé, a admis Zverev. Je crois que le champion de Roland-Garros viendra de cette portion du tableau.»

Alcaraz et Auger-Aliassime seront les seuls membres de ce quintet à jouer dimanche; les trois autres suivront lundi. 

Parmi les chanceux qui ont évité cette portion se trouvent le quatrième joueur mondial, Stefanos Tsitsipas, finaliste l’an dernier, et l’Ontarien Denis Shapovalov, en action lundi. 

LA COVID-19

Après trois confinements stricts provoqués par la pandémie de coronavirus, les restrictions sanitaires ont été assouplies en France. En conséquence, après avoir limité la taille des foules à Roland-Garros l’an dernier, les organisateurs ont autorisé le retour des salles combles — et, si on peut se fier à ce qui se produit ailleurs à Paris, sans le port du masque obligatoire.

La vaccination contre la COVID-19 n’est plus obligatoire pour se rendre sur le territoire français, à condition que les visiteurs soumettent un test de dépistage négatif. Djokovic pourra donc participer au tournoi, contrairement aux Internationaux d’Australie en janvier, alors qu’on lui avait refusé l’accès au territoire puisqu’il n’était pas vacciné contre le coronavirus. 

LES ABSENTS

Serena Williams, qui est absente depuis qu’elle s’est blessée à Wimbledon l’an dernier, et sa soeur, Venus, qui n’a pas foulé le court depuis le tournoi de Chicago en août dernier. La finaliste à Roland-Garros en 2021, Anastasia Pavlyuchenkova, manque aussi à l’appel à cause d’une blessure à un genou. Du côté masculin, Roger Federer est à l’écart du jeu depuis juillet 2021, le finaliste à Wimbledon l’an dernier Matteo Berrettini, qui a été opéré à un poignet, l’est aussi, tout comme deux joueurs plutôt «divertissants», Nick Kyrgios et Gaël Monfils.

AU REVOIR

Les Français âgés de 37 ans qui ont chacun percé le top-10 mondial feront leurs adieux à Roland-Garros: le finaliste des Internationaux d’Australie en 2008, Jo-Wilfried Tsonga, et Gilles Simon. Ce sera le dernier tournoi de la carrière de Tsonga; Simon accrochera sa raquette à la fin de la campagne. 

«Je suis chanceux, parce que j’ai pu vivre de ma passion», a dit Tsonga. 

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