Le Canada aborde la Coupe Davis en confiance même si l’opposition sera relevée

Marc Delbès, La Presse Canadienne
Le Canada aborde la Coupe Davis en confiance même si l’opposition sera relevée

Félix Auger-Aliassime et Vasek Pospisil sont conscients qu’ils n’auront pas la tâche facile lors de la phase de groupes des Finales de la Coupe Davis cette semaine à Valence, en Espagne. L’équipe canadienne se retrouve en effet dans le même groupe que la Serbie et l’Espagne, deux des têtes d’affiche, ainsi que de la Corée du Sud.

Les deux savent toutefois que rien n’est gagné d’avance en Coupe Davis et ne souffrent donc d’aucun complexe à la veille de leur premier match contre la Corée du Sud.

Auger-Aliassime, qui a confirmé sa présence au sein de l’équipe canadienne la semaine dernière, note que la Serbie et l’Espagne misent sur des joueurs qui ont beaucoup d’expérience dans ce type de compétition et qui ont souvent gagné.

«Ils ont vraiment la possibilité de faire jouer plusieurs joueurs qui sont tous très bons, certains contre qui j’ai gagné, d’autres contre qui j’ai perdu, a-t-il reconnu en conférence de presse, mardi. C’est toujours un très gros défi de jouer contre des équipes complètes comme ça.

«Mais nous formons nous aussi une équipe qui n’est pas facile à affronter et on l’a prouvé par le passé, a-t-il ajouté, en faisant notamment allusion au parcours de 2019, lorsque Canada s’est rendu jusqu’en finale contre l’Espagne. Si on peut chacun jouer notre meilleur tennis, on peut faire de très bonnes choses. Je sens que j’ai la possibilité de gagner contre n’importe qui.»

«C’est l’un des groupes les plus difficiles, avec la Serbie et l’Espagne, a aussi reconnu Pospisil, qui en est à sa 24e présence en Coupe Davis. Au moins, Novak (Djokovic) ne joue pas. Chaque match s’annonce difficile. Au bout du compte, chaque fois qu’on se présente sur le terrain, on va essayer de gagner.»

Le capitaine canadien, Frank Dancevic, a confirmé qu’il misera sur ses deux meilleurs joueurs, Auger-Aliassime et Pospisil, pour les simples. Le Lavallois Alexis Galarneau et le Montréalais Gabriel Diallo, qui fait ses débuts en Coupe Davis, complètent l’équipe.

Bon état d’esprit

Auger-Aliassime, éliminé dès la deuxième ronde aux récents Internationaux des États-Unis, assure qu’il a tourné la page sur cette amère défaite et qu’il aborde cette nouvelle aventure en Coupe Davis avec un état d’esprit positif.

«C’est sûr que j’ai subi une défaite décevante et difficile à New York. Ce n’est pas la première fois dans ma carrière et pas la dernière fois que j’encaisse une défaite difficile dans un tournoi important. Je n’ai pas de problème avec ça.

«Mon niveau était plutôt bon ces derniers mois. Il y a des défaites que je n’ai pas aimées, mais j’ai bien fait cet été entre le tournoi de Los Cabos et celui de Cincinnati. Il y a eu beaucoup de positif cette année. Ma présence ici est une autre occasion de jouer des matchs, de bien me préparer et d’arriver prêt et de gagner. Chaque Coupe Davis, tu peux amener les meilleures choses pour ton équipe.»

Vendredi, le Canada a rendez-vous avec l’Espagne et la nouvelle coqueluche du tennis, Carlos Alcaraz, champion des Internationaux des États-Unis et nouveau numéro un mondial, est censé être de la partie. Auger-Aliassime a qualifié la victoire de l’Espagnol à New York, dimanche, de «formidable réalisation» et qu’une confrontation contre lui serait un bon test pour juger son niveau.

«Tout défi est bon à relever. Cette semaine en est un autre, celui d’apporter des victoires à mon équipe et d’essayer d’aller jusqu’au bout.»

Auger-Aliassime dispute la Coupe Davis pour la quatrième fois de sa carrière et il a reconnu qu’il prend toujours plaisir à représenter le Canada dans cette compétition, même s’il a attendu la fin de son parcours à New York avant de confirmer sa présence. Et avec les jeunes Galarneau et Diallo qui prendront de l’expérience de cette aventure, il estime que l’avenir du pays est prometteur.

«J’ai toujours eu une envie de jouer pour le Canada dès mon plus jeune âge. Il ne faut pas oublier d’où on vient et l’importance de jouer la Coupe Davis quand on peut.

«Je pense que nous avons l’occasion de commencer à construire quelque chose de très bien pour les années à venir. Vasek a évidemment une grande expérience, mais avec Alexis et Gabriel, deux jeunes joueurs qui terminent l’université et qui commencent leur carrière sur le circuit, nous avons l’occasion de commencer à bâtir une équipe solide pour les années à venir.»

Après les matchs contre la Corée du Sud, mardi, et l’Espagne, vendredi, ce sera au tour de la Serbie, samedi. Dans le cadre du nouveau format de la Coupe Davis, la phase de groupes se déroule dans quatre villes (Valence, Bologne, Hambourg et Glasgow). À l’issue de cette étape, les deux premiers pays de chacun des quatre groupes se qualifieront pour la phase finale prévue du 21 au 27 novembre à Malaga, en Espagne.

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