Félix Auger-Aliassime s’incline en quarts de finale face à Casper Ruud

Simon Servant, La Presse Canadienne
Félix Auger-Aliassime s’incline en quarts de finale face à Casper Ruud

MONTRÉAL — Le Québécois Félix Auger-Aliassime était sur un nuage après sa convaincante victoire de jeudi à l’Omnium de tennis Banque Nationale, mais le Norvégien Casper Ruud l’a rapidement ramené sur terre. 

Après n’avoir mis que 72 minutes pour éliminer le Britannique Cameron Norrie, Auger-Aliassime a vu son parcours à Montréal prendre fin en quarts de finale, vendredi, quand Ruud a facilement triomphé 6-1, 6-2 en 76 minutes. 

Auger-Aliassime, la sixième tête de série du tournoi, avait été impitoyable au service contre Norrie (no 9) et il l’avait malmené grâce à plusieurs frappes puissantes et précises. Rien de tout ça n’a cependant fonctionné contre Ruud (no 4), qui a dicté le rythme après un petit accroc au service dès le début de la première manche. 

Le Québécois a commis quatre doubles fautes et 21 fautes directes, contre 19 coups gagnants. Il a également dû attendre au cinquième jeu de la deuxième manche avant de gagner sa première partie au service. 

Malgré l’appui des spectateurs présents sur le court central du stade IGA, Auger-Aliassime a régulièrement semblé impuissant devant les attaques de son adversaire, contrairement à ce qu’il avait vécu moins de 24 heures plus tôt. 

«Peut-être que mes attentes étaient trop hautes en raison du match d’hier. Je tentais de recréer ça plutôt que de jouer avec les outils que j’avais à ma disposition aujourd’hui. Je forçais mes frappes et mes cibles, a-t-il analysé. À un certain point, c’était comme si je n’étais pas dû pour gagner. Je me sentais encore bien après la première manche, mais de perdre mes deux premières parties au service au deuxième set, ça devenait difficile.» 

Âgé de seulement 22 ans, Auger-Aliassime avait mentionné avant le tournoi qu’il cherchait à trouver un peu plus de constance dans son jeu. Aussi difficile qu’elle soit, cette défaite contre Ruud pourrait lui permettre de parfaire son apprentissage afin de faire un pas dans cette direction. 

«J’essaie d’apprendre de tous les matchs, dans la victoire comme la défaite. Je vais voir ce que je pourrai retirer de celui-ci. Après, l’important c’est de voir comment je vais réagir, a souligné le Québécois. Ce n’est pas habituel pour moi de jouer deux bons matchs et de perdre un match comme ça ou de terminer un tournoi de cette façon.» 

Il est vrai que les nombreuses ouvertures dans le tableau principal pouvaient donner l’impression que la route vers le titre était moins éreintante, mais Auger-Aliassime n’a pas le sentiment qu’il a été dérangé par cette situation. 

«Mon tableau était difficile et j’ai affronté les meilleures têtes de série de ma partie. Casper est le joueur le mieux classé encore dans le tournoi alors je ne voulais pas me projeter. Je savais que ç’allait être un match très compliqué et ce fut le cas. Le fait que le bas du tableau se soit libéré n’a pas fait une différence», a-t-il déclaré. 

Grâce à cette victoire, Ruud a maintenant rendez-vous en demi-finale avec le Polonais Hubert Hurkacz (no 8), tombeur de l’Australien Nick Kyrgios, plus tôt dans la journée. 

«Je n’ai pas connu un bon départ, mais j’ai pu faire tourner le vent. Nous avons déjà vu Félix jouer du meilleur tennis, mais je le faisais également jouer plus de balles et c’était l’objectif, a mentionné Ruud. Ce sera un match difficile contre Hubert. C’est un très bon joueur et il est dangereux, surtout avec son service sur surface dure.» 

Ruud et Hurkacz sont les deux seules têtes de série encore en lice pour le titre à Montréal. 

Hurkacz freine Kyrgios 

En lever de rideau vendredi, devant un Kyrgios au bout du rouleau mais encore coriace, Hurkacz a continué son travail de démolition au service en triomphant en trois manches de 7-6 (4), 6-7 (5), 6-1. 

Hurkacz dominait déjà la colonne des as avec un impressionnant total de 39 en deux matchs et il en a ajouté 20 contre Kyrgios. 

Kyrgios était sur une très bonne séquence, alors qu’il venait de remporter ses neuf derniers matchs. Il a gagné le titre au tournoi de Washington, la semaine dernière. L’Australien a toutefois semblé manquer de carburant dans le réservoir à partir de la deuxième manche. 

«Mon corps ne se sentait pas très bien au cours de la semaine. J’avais mal aux abdominaux avant le match, mes genoux me font mal alors évidemment, quand tu commences à jouer et tu arrêtes pendant quelques minutes, ça n’aide pas ton corps, a dit l’Australien à propos de la pause prise par Hurkacz entre la deuxième et la troisième manche. Mon corps était raide et je ne pouvais pas bouger convenablement.» 

Plus tôt cette semaine, Kyrgios était parvenu à éliminer au deuxième tour le Russe Daniil Medvedev, favori et champion en titre du tournoi. 

«Ç’a été un match difficile parce que Nick est un adversaire compliqué. Il connaît du succès depuis quelques mois alors c’était tout un défi, mais c’était aussi très plaisant, a mentionné Hurkacz. Nick est capable de réussir tous les coups et il n’a pas vraiment de faiblesses. J’ai simplement tenté de bien servir et d’être agressif.»

Lors du programme de la soirée, le Britannique Daniel Evans et l’Américain Tommy Paul ont donné tout un spectacle à la foule, mais Evans a eu le dessus en trois manches de 1-6, 6-3, 6-4.

Dans le dernier match de la journée, l’Espagnol Pablo Carreno Busta a défait le Britannique Jack Draper, issu des qualifications, en deux manches de 7-6 (4), 6-1.

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