Samuel Montembeault dans la bulle torontoise

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Par Jonathan Cossette
Samuel Montembeault dans la bulle torontoise
Photo courtoisie Samuel Montembeault

Samuel Montembeault a connu une saison montagne russe, mais non pas décevante. Ses bonnes performances lui ont valu une invitation à Toronto, dans une des deux villes-bulles anti-Covid-19 de la Ligne nationale de hockey (LNH). Il est un des heureux élus à pouvoir accompagner les Panthers de la Floride en séries éliminatoires.

La formation floridienne, qui dispute une série qualificative 3 de 5 face aux Islanders de New York, a pris la décision d’apporter quatre gardiens de but. «Je suis content d’être ici», lance l’ancien portier des Estacades de Trois-Rivières (Midget AAA).

«Je suis retourné en Floride le 25 juin et on a eu un bon camp d’entraînement du 13 juillet au 26 juillet. Ça s’est bien passé de mon côté et j’ai reçu mon invitation avec l’équipe. C’est le fun! On s’entraîne avec les gars et c’est sûr que de notre côté (l’équipe de réserve), on reste plus longtemps sur la glace lors des entraînements», ajoute celui qui des gradins, nous accorde une entrevue entre la deuxième et la troisième période du match préparatoire des Panthers.

La situation actuelle est peu conventionnelle pour les hockeyeurs. Le jeune gardien de but natif de Sainte-Gertrude pourrait être confiné à l’hôtel pendant plus de deux mois.

«On le sait que ça peut être long, on en est conscient. Ce n’est pas facile, mais un peu plus  pour moi parce que je suis jeune. C’est plus dur, par exemple, pour un de nos joueurs dont sa femme venait d’accoucher. C’est vraiment spécial comme bulle et très axé sur la sécurité. Le matin, on va se faire scanner pour vérifier notre température et il y a des agents de sécurité partout qui surveillent nos entrées et nos sorties. On est bien traité et on mange très bien (rires). Éventuellement, on va avoir accès aux installations du Toronto FC (formation de soccer de la Major league soccer)», confie-t-il.

«J’étais plus nerveux en Floride. Un moment donné, la statistique des cas montait à 14 000 par jour. J’essayais de ne pas trop sortir et de limiter les contacts. Ici, c’est sécuritaire. Chaque équipe s’est fait attitrer des restaurants et des heures pour s’y rendre. Ça aussi c’est spécial puisque pour y aller, on marche dans de longs corridors de clôtures recouvertes de toiles, alors on ne voit pas de l’autre bord. Ce sont des sacrifices à faire si on veut gagner la Coupe Stanley.»

L’athlète de 6’3 avait amorcé la saison en Floride avant d’être rétrogradé du côté de Springfield.

«J’avais été bon dans mes deux premiers départs. Ensuite, ça s’est moins bien passé et je suis descendu dans la Ligue américaine de hockey. C’était la meilleure décision pour moi pour que je puisse avoir la chance de joueur beaucoup», concède-t-il.

Certes, le jeune Montembeault voudra signer une  prolongation de contrat à l’automne prochain. Il serait même idéal pour lui de se retrouver derrière Sergei Bobrovsky, vainqueur du Trophée Vézina remis au meilleur gardien de la LNH, à deux reprises.

«Bob est impressionnant sur la glace, mais aussi dans sa routine, témoigne-t-il. En dehors de la glace, c’est un exemple à suivre. Il fait tellement d’exercices et il est toujours le premier arrivé à l’aréna et le dernier parti.»

«Cette année, je suis redescendu en bas et je suis revenu. Être ici en séries avec les gars, c’est une très belle expérience également. Depuis deux ans, j’ai goûté aux entraînements et à une vingtaine de matchs et je sais que je suis capable de jouer dans cette ligue-là», conclut-il.

Les Panthers de la Floride (35 victoires) avaient cumulé 78 points cette saison, comparativement à 80 points du côté des Islanders de New York (35 victoires).

 

 

 

 

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