Réceptivité sexuelle: une histoire d’hormone

Par Thomas Plourde
Réceptivité sexuelle: une histoire d’hormone

Certaines personnes parviennent aisément à s’abandonner aux sensations de plaisir, alors que d’autres deviennent rigides et tendues à ces mêmes moments.

Pour vivre une expérience amoureuse intense et satisfaisante, plusieurs critères sont nécessaires. Il faut être bien avec soi-même et avec l’autre. La situation doit être agréable et souhaitée par chacun. Pas de souci, sinon la capacité de les mettre de côté temporairement doit être bien maîtrisée.

Le niveau d’énergie est-il suffisant? Il arrive que l’on commence et que peu après tout s’éteint: le corps préfère le sommeil à la jouissance!

Prenons l’exemple d’un individu serein et heureux en amour. Il admet que c’est parfois normal de s’endormir à l’ouvrage, qu’un malaise avec le ou la partenaire indispose l’abandon, qu’il est juste un peu trop tendu à la suite de sa journée de travail qui a intoxiqué son corps en rigidité et en stress.

Résultat: il ne suffirait de presque rien, mais il n’y arrive pas. Il ne réussit pas à ressentir suffisamment son désir pour l’augmenter jusqu’à l’extase.

La réponse sexuelle prend son énergie dans une hormone. Quand toutes les conditions semblent positives, la production de l’hormone de l’amour va bon train. Le corps est stimulé sexuellement.

Chez l’homme, la confiance, l’érection et le contrôle éjaculatoire confirment que l’hormone va bien.

Chez la femme, la lubrification vaginale et la capacité d’accepter des caresses indiquent que l’hormone de l’amour est en production.

Par contre, certaines émotions peuvent produire un effet contraire au maintien du désir et de l’excitation.

Elles provoquent alors dans le corps l’apparition de l’hormone de stress. Celle-ci peut rapidement remplacer l’hormone de l’amour, car elle neutralise les sensations de bien-être.

Pour illustrer ce que je veux dire, pensons à un couple qui décide de faire l’amour en plein air, se croyant seul et à l’abri des regards, et qui est surpris par un groupe de touristes à la recherche de papillons québécois…

La perte de l’érection sera aussi spontanée que la recherche du pantalon!

 

Toutes les chroniques du sexologue Marc-André Juneau à lire ici

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