Prenons part à leur réussite scolaire

Prenons part à leur réussite scolaire

Kay-Léa Germain-Flamand et Thierry Laneuville, les deux jeunes acteurs des vidéos pour expliquer la persévérance scolaire au primaire.

Crédit photo : Photo courtoisie

ÉDUCATION. L’édition 2018 des Journées de la persévérance scolaire (JPS) se tient du 12 au 16 février, sous la thématique Vos gestes, un + pour leur réussite.

L’organisme qui en assure la coordination, la Table régionale de l’éducation de la Mauricie (TREM), a donné le coup d’envoi officiel lundi à l’école Sainte-Thérèse de Trois-Rivières.

«Tous les membres d’une société peuvent poser des gestes en faveur de la persévérance scolaire et de la réussite éducative, précise Louis Gendron, président de la TREM et directeur général du Cégep de Trois-Rivières. Le parent, l’enseignant, le directeur d’école, mais également l’employeur, le maire, l’intervenant, l’éducateur en service de garde, l’entraîneur: tout le monde peut jouer un rôle déterminant dans la vie d’un jeune afin de l’encourager à poursuivre son parcours scolaire.»

Tenues chaque année à travers la province, les Journées de la persévérance scolaire sont l’occasion de rappeler l’importance de ne jamais lâcher, et ce, peu importe l’âge et le niveau scolaire.

Comme le précise le président, la réussite des jeunes passe en grande partie par la concertation du milieu et des différents intervenants qui gravitent autour d’eux.

Quelle est la situation en Mauricie?

À travers la Mauricie, on constate des disparités importantes entre les différents territoires. Les taux varient entre 53,6% et 76,8%. Ces statistiques sont néanmoins encourageantes puisqu’on constate une progression depuis quelques années.

Selon la TREM, ces chiffres sont en progression, mais démontrent qu’encore trop de jeunes décrochent de l’école avant d’avoir obtenu leur diplôme d’études secondaires.

«Comme le taux de diplomation en Mauricie se situe à 72,8% et que cela entraîne des conséquences sociales et économiques préoccupantes pour l’ensemble de la région, il est important de parler régulièrement de persévérance scolaire et de prendre un moment, chaque année, pour souligner cet enjeu important», souligne la coordonnatrice de la TREM, Mélanie Chandonnet.

Dans le cadre de cette semaine dédiée à la réussite scolaire, la TREM invite la population et les acteurs du milieu à se mobiliser autour des jeunes pour leur parler d’efforts et de persévérance. Elle met ainsi plusieurs outils à la disposition et propose une panoplie d’activités au cours des JPS.

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Des outils et activités pour tous

En Mauricie, les outils et activités proposés par la TREM pour les Journées de la persévérance scolaire sont issus d’une consultation qui a permis d’identifier des actions qui répondent directement aux besoins du milieu.

  • Deux vidéos inspirantes tournées dans des écoles primaires de la région et illustrant le concept de persévérance scolaire (pour le primaire)
  • Un concours créatif de signets (pour le primaire)
  • 20 conférences de motivation du groupe QW4RTZ (pour les écoles secondaires, les centres de formation professionnelle, les centres d’éducation aux adultes et les Carrefours Jeunesse emploi)
  • Le concours « Ta persévérance en photos : gagne 200$ pour ta session ! » sur les réseaux sociaux (pour le collégial)
  • Différents outils d’encouragement et de sensibilisation pour tous : bandeaux de signature, décor Facebook, cartes d’encouragement, certificats de la persévérance, étiquettes d’encouragement, fiches de propositions d’actions à poser selon les profils, autocollants pour les miroirs et fenêtres, etc.

 

Les non-diplômés engendrent des coûts élevés au Québec

120 000

Si l’on considère le gain qu’une personne diplômée représente pour le Québec, la société se priverait d’un gain de 120 000$ (en valeur actualisée) pour chaque décrocheur, ce qui inclut les coûts sociaux associés aux impacts du décrochage.

500 000

On estime à 500 000$ les coûts sociaux occasionnés au cours d’une vie par chaque décrocheur.

1,9 milliard

Une cohorte de non-diplômés coûterait environ 1,9 milliard de dollars à l’État québécois en taxes, impôts et coûts sociaux.

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