Première ministre du Québec pour quelques jours

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Par Marie-Eve B. Alarie
Première ministre du Québec pour quelques jours
À sa troisième expérience au Parlement étudiant du Québec, Élisabeth Gendron, cheffe des Rouges, a aussi été première ministre du Québec (Photo : William d'Avignon)

Du 2 au 6 janvier, plus de 140 jeunes de 18 à 25 ans provenant des quatre coins du Québec ont siégé à la place des élus dans l’enceinte de l’Assemblée nationale à l’occasion de la 34e édition du Parlement étudiant du Québec (PEQ). C’est Élisabeth Gendron, originaire de Trois-Rivières, qui a œuvré comme première ministre du Québec et cheffe des Rouges.

Lors de ses deux autres participations au PEQ, l’ancienne étudiante du Collège Laflèche a été ministre de la Justice et Procureure générale du Québec, a porté un projet de loi visant à améliorer l’accès aux recours judiciaires civils suivant une agression à caractère sexuel, leader en chef du gouvernement et ministre de la Famille, du Culte et de la Condition féminine.

«Être première ministre amène de lourdes responsabilités supplémentaires, mais cela a aussi été très très gratifiant. J’ai notamment pu présenter une politique que j’ai rédigée avec mes collègues et au cœur duquel se retrouvaient les régions et la promotion des petites et moyennes entreprises. J’ai pu faire preuve de créativité politique. Comme femme, ça me touche aussi d’occuper ce poste», souligne Elisabeth Gendron.

Durant l’expérience, les politiciens en herbe ont présenté six projets de loi diversifiés touchant la crise du logement et l’itinérance, l’accès à la justice, les droits de la personne et les relations internationales. Les deux caucus ont eu l’opportunité de former le gouvernement et l’opposition officielle. Chaque formation a aussi produit un projet de livre et un budget.

«Le parti Rouge est normalement plus de droite. On a amené des politiques assez conservatrices, mais également progressistes sur plusieurs points. On a proposé un projet de livre blanc pour que le Québec brille plus à l’international. On a déposé un projet de loi sur le transport en commun visant à construire plus d’autoroutes pour connecter les régions, mais aussi de les électrifier pour favoriser le déplacement des véhicules électriques», explique-t-elle.

Le caucus des Rouges a aussi déposé un projet de loi plus audacieux visant à libéraliser les manières de disposer d’un cadavre de façon écologique, dont le compostage humain.

«Le PEQ nous permet d’avoir une souplesse politique et de proposer des idées qui ne seraient pas réalisables demain matin. C’est une souplesse intéressante pour que l’on puisse user de créativité politique. Ça donne un aperçu des idées d’une nouvelle génération également», précise la jeune avocate en litige civil.

De cette 34e législature, elle retiendra, entre autres, les beaux moments de transpartisanerie entre les caucus des Rouges et des Bleus, en particulier sur les mesures pro-femmes et les initiatives favorisant la progression de l’égalité des genres.

Élisabeth Gendron est passionnée de politique depuis longtemps. En plus de ses diverses implications au sein d’associations étudiantes et au sein de l’aile jeunesse d’un parti, elle cumule les participations à des simulations parlementaires, dont le Forum étudiant (2014), l’événement Héritières du suffrage à la Chambre des communes (2017), en plus de deux autres éditions du PEQ.

Sa flamme pour la politique est encore plus vive après cette expérience dans le siège du premier ministre: «J’ai une ambition politique, je ne le cache pas. J’aimerais siéger un jour. Être assis dans le Salon bleu, c’est impressionnant.»

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