Laurent Vézina: le rêve de faire du Québec un pays

Les élections provinciales auront lieu le 3 octobre. L’Hebdo Journal est allé à la rencontre des candidats et candidates de la circonscription de Trois-Rivières pour en apprendre davantage sur leurs priorités. On vous présente Laurent Vézina, candidat du Parti québécois dans la circonscription de Trois-Rivières.

Aujourd’hui président et actionnaire principal de l’entreprise Railspectech inc., Laurent Vézina a auparavant œuvré à l’international dans de grandes organisations. Il a développé sa passion pour la politique dès l’âge de neuf ans alors qu’il accompagnait sa sœur qui distribuait des dépliants du Parti québécois lors de la première campagne électorale de René Lévesque.

« J’ai toujours eu une sensibilité pour la politique à partir de ce moment. J’entendais les amis de ma sœur parler de politique du Québec, de René Lévesque, d’indépendance », raconte-t-il.

Ce rêve de voir le Québec devenir un pays à part entière motive son entrée dans l’arène politique.

« Le projet de souveraineté d’un peuple, c’est la plus belle idée politique qui existe. »

Qualité de l’air, hausse du salaire minimum et automatisation

Le candidat péquiste insiste: la richesse collective est fondamentale. « Sans richesse collective, il n’y a pas de liberté », dit-il. En ce sens, le Parti québécois propose d’augmenter le salaire minimum à 18$/heure dès 2023, une mesure qui contribuerait à investir dans la justice sociale, l’économie et la dignité des gens moins nantis.

M. Vézina s’engage également à contribuer à l’amélioration de la qualité de l’air en étendant le Programme de réduction des rejets et l’autorisation ministérielle relative à l’exploitation d’un établissement industriel au secteur de l’industrie de la chimie organique et de la chimie inorganique. 

En matière de culture, il souhaite soutenir les lieux culturels et muses déjà existants. Le PQ cesserait le projet Espaces bleus pour réinvestir les 259M$ qui y étaient destinés au sein des institutions culturelles déjà existantes au Québec.

La pénurie de main-d’œuvre inquiète beaucoup les entrepreneurs de Trois-Rivières et du Québec. Pour Laurent Vézina, la solution ne réside pas en une immigration plus massive – rappelons que le PQ souhaite accueillir un maximum de 30 000 immigrants par année -, mais plutôt en la robotisation et l’automatisation des entreprises.

« Il y a d’autres solutions que de faire entrer du cheap labour au Québec, surtout que ça représente un processus fastidieux avec Ottawa. Je considère qu’il faut financer les PME pour les robotiser et y faire de vrais investissements. Pas que d’y saupoudrer de l’argent. Ça prend le grand Fonds régional proposé par le Parti québécois qui permettra d’investir des milliards dans les entreprises du Québec », explique-t-il.

« Il faut augmenter la productivité des entreprises, ajoute-t-il, mais pour ce faire, il faut appliquer des solutions du 21 siècle. Ça passe par la modernisation. L’intelligence artificielle est la clé de l’avenir. On sera aussi plus riche en électrifiant le Québec. Il faut augmenter la productivité pour créer de la richesse. »

Une confiance à regagner

La participation aux élections est un enjeu qui préoccupe le candidat péquiste. « Je pense que ça diminue parce que les gens perdent confiance dans les institutions. Pour regagner leur confiance, il faut d’abord réaliser les promesses qui sont faites. Le changement du mode de scrutin est aussi nécessaire », souligne-t-il.

« On voit le scepticisme dans la population. Les gens nous disent qu’ils se méfient des politiciens. Fixer des cibles impossibles à atteindre contribue au cynisme ambiant. Le Parti québécois est un partie d’extrême centre, un parti raisonnable qui propose des cibles atteignables », poursuit M. Vézina.

Message aux électeurs

« Allez voter, tout simplement, s’il vous plait. Redonnez notre confiance dans les institutions. Allez voter pour ceux qui proposent des cibles raisonnables. Faites votre jugement, regardez les promesses et faites preuve de discernement. Vous en êtes capables ».