«Patriote un jour, Patriote toujours»

Par Eric Guertin

Avec les années, les Patriotes ont su faire leur place dans l’histoire du hockey universitaire. L’équipe a pris sa place et même que quelques joueurs ont eu la chance de chausser leurs patins dans la Ligue nationale.

L’Hebdo Journal a rencontré un amateur de hockey qui en connaît beaucoup sur l’histoire de la formation trifluvienne.

Il fallait voir les yeux d’Yvon Després s’illuminer lorsqu’on lui a demandé de nous raconter sa passion pour les Patriotes. Il suit l’équipe depuis plus de 25 ans.

Son histoire avec les Patriotes a débuté en 1984 alors qu’il était employé à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR).

Il est un sportif engagé au niveau du baseball et du hockey. C’est un grand passionné de sport. M. Després a été approché par les Patriotes lors de la restructuration du hockey universitaire à Trois-Rivières.

C’est alors que Danny Dubé lui offre la tâche de prendre en charge les dossiers académiques en plus d’aider au recrutement des joueurs.

Il accepte sans hésiter et occupe le poste jusqu’en 1998 alors qu’il prend sa retraite.

Malgré son retrait, il continue à suivre les Patriotes encore aujourd’hui avec autant d’enthousiasme.

Des souvenir inoubliables

«Mon plus beau souvenir est lors de notre première conquête du titre national en 1987. C’était bien sûr notre premier titre, mais aussi nous étions la première équipe universitaire francophone à remporter le championnat canadien.»

Plusieurs joueurs l’ont marqué au fil des années.

«Nous avons toujours eu de bons gardiens ici. Selon moi, Claude Guérard et Denis Desbiens ont été deux gardiens qui ont marqué l’histoire des Patriotes. À la défense, Christian Talent, Mario Paradis, Normand Nélis et Richard Vinette ont été sûrement les quatre meilleurs défenseurs qui ont porté les couleurs des Patriotes», raconte-t-il.

«Pour ce qui est des avants, le meilleur trio a été sans contredit Marc Gervais, Yves Lapointe et Martin Nicolleti. Ils auraient sûrement pu jouer dans la ligue américaine et tirer leur épingle du jeu. Mais il y a tellement de bons joueurs qui sont passés que c’est impossible de tous les nommer sans en oublier.»

De plus, deux joueurs des Patriotes ont percé dans la Ligue nationale. Il s’agit d’Éric Messier qui s’est joint aux rangs de l’Avalanche pour terminer sa carrière avec les Panthers et de Frédéric St-Denis qui a eu la chance de jouer quelques parties avec le Canadien. St-Denis est présentement avec les Bulldogs d’Hamilton.

Nouveau départ

Les Patriotes jouent au sein de l’UQTR depuis 1970. Au cours de la saison 1983-84, Trois-Rivières a reçu le Championnat canadien.

La formation trifluvienne a subi plusieurs défaites et s’est faite ridiculiser parce qu’elle n’était pas de taille pour affronter les autres équipes.

À la suite de l’expérience du Championnat, le programme de hockey des Patriotes a été remis en questions. Deux options s’offraient à eux: laisser tomber ou devenir une équipe élite.

C’est en s’entourant de professionnels que l’équipe a commencé à écrire son histoire.

Clément Jodoin a été recruté comme entraîneur à temps plein et Dany Dubé comme entraîneur-adjoint.

Depuis ce jour les Patriotes ont participé à 15 championnats canadiens et ont remporté quatre titres nationaux. Ils ont aussi remporté 15 championnats de la division est.

Sentiment d’appartenance

«C’est comme un bébé. C’est nous qui avons monté le club. J’ai continué à suivre l’équipe après ma retraite. Patriote un jour, Patriote toujours.»

Dans le milieu des années 80, les visiteurs étaient au rendez-vous pour assister aux matchs des Patriotes à l’aréna Jean-Guy Talbot. L’aréna était toujours pleine de spectateurs.

Entre 600 et 800 amateurs de hockey étaient présents à chaque partie. Même qu’à cette époque, les parties étaient télédiffusées.

Les Patriotes ont dû déménager pour faciliter les choses et être plus près de l’Université. Ils ont joué à l’aréna Claude-Mongrain et sont maintenant au Colisée.

«Les gens du Cap n’étaient pas très heureux qu’on soit déménagé. Ils n’ont pas suivi. Je les comprends parce qu’ils nous ont toujours supportés. On a vu une baisse d’assistance dans l’aréna quand on est parti»

Malgré ce déménagement, les amateurs des Patriotes étaient au rendez-vous lors de matchs importants des séries. Par exemple, près de 3 200 spectateurs ont assisté à une finale dans le début des années 2000.

Aujourd’hui s’il y a peu de spectateurs c’est parce que les gens ne se rassemblent plus comme à l’époque.

«On a la mentalité des évènements et non du sport. La majorité des étudiants viennent de l’extérieur. Pour ceux vivant sur le campus, la majeure partie sont des immigrants ne connaissant pas le hockey. Ils sont donc moins attirés par ce sport.»

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