Paralysie cérébrale: 20 ans de services, de La Tuque à Victoriaville

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Par Marie-Eve B. Alarie
Paralysie cérébrale: 20 ans de services, de La Tuque à Victoriaville
Louise Côté a remis une plaque honorifique à Dominic Fugère, directeur général du Grand Prix de Trois-Rivières, qui a assuré la présidence d'honneur de la campagne de financement en 2018. (Photo : Marie-Eve Alarie)

Chaque année, plus de 250 personnes, majoritairement des adultes, vivant avec la paralysie cérébrale ou toute autre déficience motrice dans toutes les sphères de l’activité humaine reçoivent des services de l’Association de paralysie cérébrale (APC) de la Mauricie et du Centre-du-Québec à travers la région, que ce soit à La Tuque, Trois-Rivières, Shawinigan ou Victoriaville.

C’est notamment le cas de Louise Côté, une Trifluvienne vivant avec une paralysie cérébrale, qui s’implique aujourd’hui auprès de l’organisme.

«La paralysie cérébrale est un état, pas une maladie. Je ne joue pas à la victime. Je m’affirme et je suis débrouillarde, pas braillarde. J’ai parfois foncé dans des portes, car même si je suis libre, je manque parfois d’équilibre. Comme mon élocution est aussi difficile que ma démarche, j’ai fait beaucoup d’orthophonie, de physiothérapie et d’ergothérapie. Quand j’ai eu sept ans, je suis allée à l’école comme les enfants de mon âge. Évidemment, mon handicap a attiré l’attention, mais ça ne m’a pas empêchée d’aller de l’avant», raconte-t-elle par l’intermédiaire d’un texte.

«Grâce à ma détermination et mon courage, j’ai pu franchir toutes les étapes. Je n’ai pas tout eu tout cuit dans le bec. J’ai su me faire valoir et m’assumer. Diplôme en poche, j’ai occupé plusieurs emplois. Maintenant, je travaille avec l’Association des traumatisés cranio-cérébraux. L’Association de paralysie cérébrale m’a toujours soutenue et encouragée dans mes démarches. Aujourd’hui, je donne de mon temps à l’APC parce que cet organisme m’a beaucoup donné et me donne encore du soutien», ajoute-t-elle.

L’Association de la paralysie cérébrale de la Mauricie et du Centre-du-Québec a obtenu sa charte régionale en 1999 afin de devenir une entité autonome du regroupement provincial, faisant aussi en sorte qu’elle devenait la seule responsable de ses revenus et de ses dépenses.

C’est à cette époque qu’a émergé l’idée d’un téléthon inversé, soit de la sollicitation téléphonique auprès des donateurs. Cette campagne de financement, la plus importante de l’organisme régional, permet d’amasser pratiquement la moitié du budget d’opération nécessaire pour maintenir les services.

«On fait beaucoup d’accompagnement, que ce soit au restaurant, à un rendez-vous ou faire du magasinage, et on offre aussi le service de répit aux parents. On a des membres de La Tuque à Victoriaville, en passant par Trois-Rivières et Shawinigan. Deux personnes se déplacent partout sur le territoire pour rencontrer les membres et s’assurer qu’ils aient accès aux services ou s’ils ont des besoins particuliers», explique Louise Vallières, directrice de l’APC Mauricie et Centre-du-Québec.

«Les cas de paralysie cérébrale sont uniques pour chaque personne. Certains marchent encore, d’autres non, alors que d’autres personnes sont plus atteintes au niveau de l’élocution. Ça dépend de la façon dont c’est arrivé. Ça nous force à proposer des services très personnalisés. On travaille également sur beaucoup de comités avec d’autres organisations», précise-t-elle.

En 20 ans, l’organisme a vu ses services s’améliorer. L’un des grands chevaux de bataille a été de faire augmenter le service de transport adapté dans la région. Par ailleurs, l’APC a contribué à l’ouverture des résidences L’Entre-Deux au terme de nombreuses années de démarche. Aujourd’hui, on en retrouve à Trois-Rivières, Shawinigan, Drummondville et Victoriaville.

«Les personnes vivant avec une paralysie cérébrale n’ont pas envie d’aller en CHSLD à 40 ans, mais ils ne sont plus capables d’être maintenus à domicile. C’est pour cette raison  qu’on a voulu ouvrir ces résidences», rappelle Mme Vallières.

Maintenant, l’organisme souhaite travailler pour maintenir ses services et ses acquis.

Blitz de sollicitation

Dre Stéphanie Bennett, chiropraticienne et présidente d’honneur de la campagne de financement 2019, et Dominic Fugère, directeur général du Grand Prix de Trois-Rivières et ancien président d’honneur de l’APC.

La traditionnelle campagne de sollicitation téléphonique de l’APC culminera les 2 et 3 février, alors que des dizaines de téléphonistes bénévoles tenteront de rejoindre des centaines de donateurs de la région. Cette campagne de financement, qui se tient sous la présidence d’honneur de la Dre Stéphanie Bennett et assistée de son collègue Jean-Alexandre Boucher,  représente l’une des principales sources de revenus de l’organisme. Il est également possible de faire un don sur Internet au paralysiecerebrale.ca ou en appelant à l’Association au 819 374-7616.

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150

L’organisme peut compter sur le soutien de près de 150 bénévoles.

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