Ouverture d’une maison de répit

Ouverture d’une maison de répit

Roxane Paquin, présidente de l'Évasion, Danie Juneau, directrice générale des deux maisons de répit, et Caroline Rousseau, une maman qui bénéficie du service.

Crédit photo : Audrey Leblanc

RÉPIT. Une nouvelle maison de répit ouvrira ses portes le 26 mars sur la rue Alfred-Cambray dans le secteur Cap-de-la-Madeleine. Les services sont dédiés aux familles ayant un enfant 0-16 ans qui présente une déficience  intellectuelle, un trouble du spectre de l’autisme ou une déficience physique sans problème grave de mobilité.

C’est l’organisme l’Évasion, service de gardiennage et de répit, qui a travaillé à la mise sur pied de ce projet. Il s’agit de la deuxième maison dirigée par l’organisme, la première étant située sur la rue Toupin et ouverte depuis 1998.

La nouvelle maison de répit Louise-Beaurivage pourra accueillir jusqu’à cinq enfants en même temps. «Le répit est primordial pour maintenir l’équilibre dans le milieu familial. J’utilise le service pour ma fille depuis plus d’une dizaine d’années. On peut y laisser nos enfants sans inquiétude. Ils sont bien encadrés et heureux. C’est rassurant pour un parent de savoir qu’on peut appeler et passer à n’importe quelle heure», témoigne Roxane Paquin, présidente de l’Évasion et maman de Sydney, 21 ans.

La naissance d’une deuxième maison de répit découle d’un besoin grandissant dans la région. C’est en réaction à cette forte demande que le CIUSSS a bonifié la subvention versée à l’organisme dans le but d’aider plus de familles.

«Dans un premier temps, on avait pensé agrandir la maison de la rue Toupin, mais ce n’était pas possible, alors on a acheté une nouvelle maison en septembre 2017, raconte Danie Juneau, directrice générale. Maintenant, on offre douze places au total, dix-sept dans la première maison et cinq dans celle-ci.» Le service de répit est offert autant la semaine que la fin de semaine.

Une place pour Dylan

Maman de deux garçons, Caroline Rousseau se permet un temps d’arrêt, une fin de semaine par mois, pour recharger ses batteries. Son plus vieux, Dylan, a maintenant 14 ans. Il est né avec une microcéphalie, il est autiste, épileptique et ne s’exprime pas avec des mots.

«Quand on a un enfant non verbal, le confier à quelqu’un, ce n’est pas facile, admet Caroline. Mais, en tant que parents, on a besoin de répit pour être souffler et peu et continuer parce que ce n’est pas toujours facile.»

Cela fait maintenant cinq ans que Dylan et sa famille profitent du service de répit. «On a commencé par une demi-journée, puis une journée, ensuite un dodo et une fin de semaine complètement, finalement. C’est tellement nécessaire pour nous. Ça nous permet d’accorder plus d’attention à notre autre enfant. C’est un plus pour toute la famille.»

Elle qui était inquiète au départ de confier son fils à des inconnus sait maintenant qu’elle peut compter sur une équipe composée de personnes compétentes, douces et patientes. «Dylan est bien quand il va à l’Évasion. Il se sent comme chez lui et il a hâte. C’est un aspect tellement important pour nous. C’est génial parce qu’on sent qu’il est aimé», conclut Caroline.

Journée portes ouvertes

Les parents qui désirent visiter la nouvelle maison de répit sont invités à participer à la journée portes ouvertes, le 18 mars entre 13h30 et 16h au 570, rue Alfred-Cambray dans le secteur Cap-de-la-Madeleine.

194 familles aidées

Depuis 1998, l’Évasion a aidé 194 familles, qui ont eu droit à 583 790 heures de répit.

 

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