Comment devenir millionnaire

Mon grand-père m’a déjà dit quand j’étais jeune : « Si tu veux devenir millionnaire, tu n’as qu’à acheter 1 000 000 de cochons à 1 $, et les vendre à 2 $, voilà ! ».

Dans ma grande naïveté de jeunesse, je trouvais cette idée brillante et mon grand-père génial, mais évidemment, avec le temps, la réalité m’a vite rattrapé et j’ai compris que mon grand-père se moquait de moi.

Est-ce vraiment compliqué?

«Comment devenir automatiquement millionnaire» est un titre accrocheur, un titre auquel nous pourrions associer la promotion d’un produit ou d’un service. Qui ne rêve pas un jour de devenir indépendant financièrement et d’être libre de toute obligation financière et, mieux encore, de ne pas être obligé d’exercer un métier qui est devenu avec le temps lourd et monotone.

Dans un aéroport, je suis tombé sur le livre de David Bach « The automatic Millionnaire » qui expose justement comment, dans la vie de tous les jours nous pouvons, comme personne ordinaire, accéder à l’indépendance financière.

Je trouvais cette lecture particulièrement inspirante alors que nous sommes en pleine campagne REER et que des millions d’épargnants au Canada se demandent comment, et surtout, pourquoi investir.

Payez-vous en premier

Ce qu’explique dans son livre M. Bach ne relève pas de la médecine nucléaire, ou d’artifices très complexes en matière de finances personnelles, mais plutôt du gros bon sens.

Il expose la théorie du « Payez-vous en premier », une notion qui demande de faire des versements mensuels dans un produit d’épargne tel un REER, un CÉLI ou un compte d’épargne régulier.

La plupart des gens consomment et s’engagent dans des obligations financières comme l’achat d’une voiture, d’un voyage, de meubles et pensent épargner seulement après avoir assumé leurs dépenses. Souvent, après avoir payé tous les paiements mensuels, il ne reste plus rien et nous remettons simplement l’épargne à plus tard, sans plan précis.

Combien on doit mettre de côté

Dans son exposé, M. Bach explique que pour accéder à une indépendance financière relative, nous devrions placer bon an mal an environ 10 % de notre revenu brut annuel.

Cela veut donc dire que si nous avons un revenu mensuel de 3000 $, nous devrions « nous payer en premier » un montant de 300 $ à chaque mois afin de répondre à nos objectifs de retraite.

La magie des intérêts composés combinée avec la discipline et la rigueur qu’impose un plan d’épargne systématisé viendront très certainement augmenter votre valeur nette à long terme.

En regardant la réaction de mes clients face à l’épargne systématisée à chaque mois, souvent ils ont l’impression de ne pas avoir fait beaucoup de sacrifices pour y arriver, alors que dans la réalité, après quelques années, c’est plusieurs centaines de milliers de dollars qui ont été mis de côté.

Prêt REER

Le prêt-REER est un prêt que nous contractons dans le but de contribuer à nos REER, souvent pour combler des retards d’années antérieures. D’ailleurs, tout comme le CÉLI, les contributions sont cumulatives, ce qui veut dire que si nous ne contribuons pas à notre REER dans une année donnée, cette contribution peut être reportée indéfiniment dans le temps.

Le prêt-REER n’est pas ce que nous considérons « d’idéal financier » mais c’est tout de même mieux que rien du tout. Il faut se rappeler que les intérêts payés sur un tel prêt ne sont pas déductibles d’impôts et nous recommandons de payer ce prêt avec votre remboursement d’impôts.

La date limite pour contribuer à son REER est le 29 février cette année. D’ici là, vous ne serez probablement pas millionnaire, mais vous serez certainement sur la bonne voie de le devenir.