(OPINION) Éducation à domicile, mensonges et politique

Par Rédaction Hebdo Journal
(OPINION) Éducation à domicile, mensonges et politique

TRIBUNE LIBRE. Récemment, le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge a déposé un projet de règlement sur l’éducation à domicile pour régler des problèmes qui n’existent pas. Plusieurs faussetés ont circulé dernièrement sur le sujet! Rétablissons les faits.

Des projets d’apprentissage bien étoffés

Tout d’abord, sur toutes les tribunes, le ministre colporte un message diffus portant à croire que les matières de base n’étaient pas prévues par le règlement actuel. C’est faux! Présentement, y sont attendues : langue française; langue seconde; mathématique, science et technologie; arts; développement de la personne et univers social.

Un cul-de-sac éducatif

Ensuite, le ministre dit offrir beaucoup de latitude aux parents. Toutefois, il n’en est rien! Il veut les contraindre à appliquer son programme exactement comme à l’école, une situation particulièrement dévastatrice pour les enfants ayant des défis particuliers.

Conséquemment, c’est un passage obligé vers un cul-de-sac éducatif, condamnant ainsi des méthodes novatrices et éprouvées : approches par thèmes, par projets, par les jeux, Montessori, Freinet, Waldorf, Steiner, Charlotte Mason, apprentissage naturel, etc. Centrées sur l’apprenant, sur le processus d’apprentissage, pas sur le contenu, elles sont pensées pour entretenir la curiosité naturelle et le plaisir d’apprendre.

Les écoles religieuses illégales

À cet effet, la très grande majorité des familles éducatrices ne font pas ce choix pour des motifs religieux. Si le projet de règlement vise à corriger ce problème, sa portée devrait être restreinte afin de s’assurer que des milliers de parents éducateurs se conformant à la loi ne soient pas pénalisés.

Le Québec, dernier de classe

Enfin, avec la sanction du projet de loi 144 en 2017, le Québec est devenu la province canadienne contrôlant le plus les familles éducatrices ne demandant ni services ni financement de l’État. Plusieurs provinces n’exigent aucun suivi par défaut des familles éducatrices.

Les parents éducateurs contribuent au développement de notre relève de demain. C’est une option éducative de plus, une autre façon de permettre aux jeunes de développer leur potentiel, pas une nuisance à contrôler. Par ailleurs, toutes les recherches scientifiques effectuées à ce jour par rapport aux enfants éduqués à domicile sont favorables aux plans académique et social.

Je vous invite à ne pas céder aux préjugés sur ce sujet méconnu et à discuter avec ceux qui vivent l’apprentissage en famille. Vous découvrirez des projets pédagogiques éclatés et variés, des familles passionnées, des parents présents et impliqués, mais surtout des enfants heureux et épanouis.

 

Geneviève Côté

Mère de trois enfants éduqués à domicile

Trois-Rivières

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