«On va transformer le monde à partir de Trois-Rivières»

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Par Marie-Eve B. Alarie
«On va transformer le monde à partir de Trois-Rivières»
Le ministre François-Philippe Champagne entouré du maire Jean Lamarche et de Maxime Cossette, vice-président Durabilité globale et biomatériaux chez Kruger Biomatériaux. (Photo : Marie-Eve Alarie)

L’usine Kruger de Trois-Rivières passe à la vitesse supérieure dans le développement de filaments de cellulose. Grâce à un investissement de 4 millions $ qui lui permettra de rénover ses installations, la filiale Kruger Biomatériaux de l’entreprise produira 6000 tonnes métriques de filaments de cellulose, devenant du même coup la première entreprise d’envergure commerciale fabriquant des filaments de cellulose au monde.

Cela représente une augmentation de 50% de la production actuelle. Les activités de Kruger Biomatériaux pourront ainsi se dérouler à raison de 24 heures par jour, sept jours par semaine. Le gouvernement du Canada investit d’ailleurs 2 millions $ dans ce projet.

«On marque l’histoire aujourd’hui, lance François-Philippe Champagne, ministre de l’Infrastructure et des Collectivités. Ce projet contribue à la diversification de l’industrie forestière. Là, c’est l’industrie forestière 4.0. Les filaments de cellulose représentent des solutions environnementales novatrices au potentiel révolutionnaire pour plusieurs types d’industries. On va transformer le monde à partir de Trois-Rivières.»

Les filaments de cellulose produits à Trois-Rivières proviennent de fibres de bois naturelles et renouvelables. Ce biomatériau permet d’augmenter la solidité, la durabilité et les propriétés générales de nombreux produits de consommations et de produits industriels. On peut penser à des papiers spéciaux, au plastique et au béton. Ces fibres peuvent également remplacer la fibre de verre dans les plastiques et remplacer des substances chimiques dans les secteurs de l’automobile, de l’aéronautique et de la construction.

Maxime Cossette, vice-président Durabilité globale et biomatériaux chez Kruger Biomatériaux, ne cache pas que leur produite suscite l’intérêt, voire même la jalousie, dans différents secteurs d’activité.

«On suscite de très beaux partenariats avec de gros joueurs industriels qui sont très intéressés à utiliser plus de filaments cellulosiques dans leurs produits. Jusqu’à présent, on s’était concentré sur le développement du produit. Maintenant, on axe sur la mise en marché et sur la pénétration dans une multitude de marchés, étape par étape. On est très optimiste par rapport à ce qui s’en vient», précise M. Cossette.

Une dizaine d’employés gravitent en ce moment autour de Kruger Biomatériaux, mais l’équipe est destinée à s’agrandir pour favoriser le développement des affaires.

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