Entente provisoire dans le secteur des soins de longue durée en Nouvelle-Écosse

HALIFAX — Le syndicat représentant des milliers de travailleurs du secteur des soins de longue durée en Nouvelle-Écosse a annoncé dimanche avoir conclu un accord provisoire qui pourrait permettre aux employés de reprendre le travail dès lundi.

Dans un message publié sur Facebook, le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) a indiqué que les piquets de grève seront levés dans toute la province pendant que son unité de négociation principale se prononce sur la nouvelle entente proposée.

Si les travailleurs de la maison de retraite St. Vincent’s à Halifax acceptent le nouvel accord, celui-ci sera ensuite soumis au vote des membres du SCFP dans toute la province.

«Il a fallu des mois de négociations, huit semaines de piquets de grève et d’innombrables heures passées à se battre pour obtenir ce que nous méritons. Nous avons conclu un accord que nous recommandons à l’unanimité à nos membres», peut-on lire dans la publication Facebook du syndicat.

Si les membres n’acceptent pas l’accord, la grève reprendra, précise le message.

Le SCFP représente environ 3600 travailleurs répartis dans 36 établissements de soins. La grève a commencé le 13 avril.

Les conventions collectives des employés ont expiré en octobre 2023. Ils ont déclenché une grève dans le but d’avoir de meilleurs salaires, avantages sociaux et autres conditions de travail.

Le SCFP a fait savoir que les détails de l’accord ne seraient pas rendus publics tant que ses membres n’auraient pas pris connaissance de l’accord et voté sur son contenu. Il espère que son unité de négociation principale se prononce dans les 72 prochaines heures.

Un porte-parole du ministère des Aînés et des Soins de longue durée de la Nouvelle-Écosse a déclaré dans un communiqué de presse que le gouvernement était heureux d’être parvenu à un accord de principe avec le syndicat.

La semaine dernière, la dernière offre publique du gouvernement provincial prévoyait des augmentations salariales comprises entre 12 et 24 % sur quatre ans, ainsi que des fonds pour mettre en place un régime de retraite à prestations déterminées pour les travailleurs qui n’en bénéficiaient pas.

Le SCFP avait répondu que cette proposition permettrait aux travailleurs les moins bien payés d’atteindre un salaire horaire de 23,57 $ d’ici 2028, ce qui, selon lui, restait inférieur au salaire de subsistance actuel en Nouvelle-Écosse.

Les membres du syndicat ont organisé des piquets de grève devant des établissements de soins à travers la province, bénéficiant parfois du soutien des résidents à l’intérieur. Les services essentiels ont été maintenus tout au long de la grève, mais de nombreux physiothérapeutes, ergothérapeutes et récréothérapeutes ont travaillé à temps réduit.

Parmi les employés en grève figuraient des infirmières, des aides-soignants et du personnel d’entretien.