Des centaines de campagnes électorales municipales démarrent au Nouveau-Brunswick
Des centaines de candidats au Nouveau-Brunswick ont officiellement lancé leur campagne pour les élections municipales, les conseils scolaires et les comités consultatifs ruraux.
Dans plusieurs des plus grandes villes de la province atlantique, la compétition s’annonce rude, tandis que plus de 150 sièges locaux seront pourvus par acclamation et que certains sièges resteront sans candidat.
Les élus du 11 mai constitueront la deuxième cohorte depuis la refonte du système de gouvernance locale du Nouveau-Brunswick il y a plus de trois ans.
Craig Pollett, vice-président pour l’Atlantique de Strategic Steps Inc., observe attentivement si les élections porteront sur les changements apportés au système de gouvernance lui-même ou sur les priorités communautaires.
«Les candidats se présentent-ils encore principalement par opposition à la réforme ? a demandé M. Pollett lors d’une entrevue samedi. Ou plutôt parce qu’ils souhaitent améliorer leur communauté et qu’ils voient là une véritable opportunité d’y parvenir ?»
À compter de 2023, le Nouveau-Brunswick a regroupé 340 entités locales en 77 gouvernements et 12 nouveaux districts ruraux, élargissant ainsi la représentation locale à l’ensemble de la province.
La province a également confié aux commissions régionales la responsabilité du développement économique, du tourisme, du partage des coûts d’infrastructure, des transports et d’autres aspects de la planification stratégique.
Selon M. Pollett, le taux de participation des candidats et des électeurs à cette élection déterminera si l’objectif provincial d’une plus grande participation démocratique a été atteint.
«Si l’on souhaite des administrations locales plus fortes, il faut une plus grande implication citoyenne, une plus forte participation électorale, une plus grande présence des candidats, a-t-il dit. Si, dans ce cas-ci, on obtient le résultat inverse, cela en dira long non pas sur la réforme elle-même, mais plutôt sur la manière dont elle a été mise en œuvre.»
Élections Nouveau-Brunswick a rapporté que 1102 personnes ont déposé leur candidature pour les 588 postes de conseillers municipaux répartis dans ses 77 administrations locales.
Les élections à Fredericton, Saint John et Moncton — les trois plus grandes villes de la province — compteront parmi les 52 scrutins municipaux de cette année. Vingt-cinq autres candidats à la mairie seront élus par acclamation.
Les élections détermineront qui occupera 211 sièges de conseillers municipaux au Nouveau-Brunswick, tandis que 136 autres postes étaient pourvus sans candidat.
Deux sièges de conseillers municipaux, répartis dans deux municipalités, resteront vacants et nécessiteront des élections partielles à l’automne pour les pourvoir, selon Élections Nouveau-Brunswick.
Selon l’organisme électoral, des élections partielles seront nécessaires dans seulement cinq des douze comités consultatifs de district rural. Au total, 26 sièges ont été pourvus par acclamation et quatre sont demeurés sans candidat.
L’intérêt pour la gouvernance de l’éducation semble faible cette année. Au total, seuls 63 candidats ont déposé leur candidature pour les 68 sièges des conseils scolaires de district du Nouveau-Brunswick.
Bien qu’il y ait 11 élections partielles pour des postes qui comptaient plus d’un candidat, Élections Nouveau-Brunswick a indiqué que 18 postes étaient vacants après la fermeture de la période de mise en candidature.
Les sièges vacants au sein des comités consultatifs de district rural et des conseils scolaires seront pourvus par des personnes nommées par la province.
