NousRire, une nouvelle façon de s’approvisionner

Photo de Stéphanie Paradis
Par Stéphanie Paradis
NousRire, une nouvelle façon de s’approvisionner
Joannie Hudon, coordonnatrice de la cellule NousRire de Trois-Rivières. (Photo : Stéphanie Paradis)

Malgré que l’offre des produits biologiques soit grandissante, elle n’est pas nécessairement accessible à tous par son prix plus élevé que les aliments courants. C’est par cette constatation qu’est née l’organisation NousRire, un groupe d’achat d’aliments biologiques et écoresponsables en vrac.

Initiative lancée dans la métropole, Trois-Rivières a été une des premières villes de la province à démarrer sa cellule locale d’achat il y a environ 4 ans. Joannie Hudon, coordonnatrice de NousRire Trois-Rivières, explique qu’une telle qualité de produits accessible à ce prix ne serait pas possible autrement qu’avec NousRire.

Chez NousRire, c’est une histoire de famille!

« Il faut quand même acheter une bonne quantité, c’est ce qui fait que le prix est bon.
Ça va souvent être moins cher qu’en épicerie, parfois même que le non bio! », lance Joannie Hudon.

« Ce qui est également intéressant avec NousRire, c’est qu’avant de choisir un aliment et un fournisseur, NousRire va s’assurer qu’il respecte l’environnement et les travailleurs, et que tous leurs processus sont les plus sains possible. Donc on sait que quand on commande à NousRire, on va recevoir un aliment de qualité, mais qui va aussi avoir respecté son milieu », assure la coordonnatrice.

L’offre d’aliments non périssable est variée: fruits séchés, céréales, graines, noix, beurres de noix, huiles et vinaigres, farines, légumineuses, pâtes alimentaires, café, chocolat, etc. Mme Hudon mentionne que les farines, les flocons d’avoine, le couscous et les pâtes alimentaires sont d’ailleurs très populaires. « Je dirais qu’un must, c’est le beurre d’arachides! Il est vraiment apprécié et on en a beaucoup à chaque commande », ajoute-t-elle.

À Trois-Rivières, ce sont entre 130 et 175 commandes qui sont passées chaque fois, avec une moyenne de 14 articles par personne, ou un total qui se situe entre 2300 et 2700 items vendus en vrac.

En date du printemps 2019, on estime que ce sont plus d’un million d’emballages neufs qui ont été économisés à la Terre depuis le début de NousRire.

Et comment ça fonctionne?

Il suffit de se rendre sur le site web de NousRire et de passer une commande en ligne des produits désirés. À Trois-Rivières, il est possible de commander tous les deux mois. Il faut surveiller les dates d’achat et de cueillette, car quelques semaines suivant l’achat, on sélectionne une des trois plages horaires de deux heures et on passe au local aménagé pour l’occasion par Mme Hudon et des bénévoles afin de prendre possession de ses achats.

Environ 25 bénévoles participent à la cueillette des commandes à Trois-Rivières.

Il ne faut surtout pas oublier d’apporter ses contenants, car il est dans les valeurs de NousRire de réduire la quantité de déchets produits. Pots en verre, sacs de provisions, pots de crème glacée ou de yogourt vides et bien lavés; les possibilités sont nombreuses. Plusieurs astuces sont également proposées sur le site web de l’organisation, par exemple afin de visualiser les contenants à apporter par rapport à la quantité d’aliments commandés.

NousRire, bien plus que pour s’alimenter

Au-delà de l’approvisionnement alimentaire, NousRire est devenu un milieu propice à la rencontre pour des gens qui partagent les mêmes valeurs, un aspect de communauté absent des supermarchés traditionnels.

C’est notamment par le bénévolat que l’esprit communautaire se nourrit, car la distribution des commandes est en effet effectuée par des bénévoles. Actuellement, ce sont environ 25 bénévoles qui participent aux activités. En plus, pour inciter les gens à donner de leur temps, chacun d’entre eux reçoit un rabais de 5 $ sur la commande suivante pour chaque heure de bénévolat.

« Il y a un beau côté social à NousRire. Certains m’ont déjà avoué qu’ils ne voyaient plus leur nourriture de la même façon! Parce qu’on vient vraiment chercher plus que de la nourriture », conclut Joannie Hudon.

Partager cet article

Laisser un commentaire

avatar
  S'inscrire  
Notifier de